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177 millions décaissés pour « la sécurité », 13 blindés détruits, des policiers tués : silence complice d’Alexis Didier Fils-Aimé

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Alors que le pays s’enfonce dans la violence armée, une correspondance du ministère des Finances adressée au ministre de la Justice Patrick Pélissier, en date du 18 juillet 2025, révèle que 177 130 000 gourdes ont été décaissées pour des « opérations anti-gangs » entre juin et août. Cette annonce survient dans un contexte où l’insécurité explose, les zones de non-droit s’étendent, et les agents de la PNH sont de plus en plus exposés — sans moyens, sans renfort, sans stratégie claire. Une question dérangeante se pose : à quoi ont vraiment servi ces millions ?

Depuis l’arrivée de Rameau Normil à la tête de la Police nationale, en juin 2024, treize blindés de la PNH ont été détruits ou capturés, dont deux tombés entre les mains des terroristes à Martissant et Kenscoff. Pire, rien que le 22 juillet, trois policiers UDMO ont été assassinés à Liancourt, dans l’Artibonite, sans qu’aucune intervention ne soit déclenchée à temps. Malgré l’ampleur du drame, ni la PNH ni le gouvernement n’ont publié de bilan, ni exprimé un mot de compassion. Ce mutisme, devenu la marque de fabrique du pouvoir en place, renforce l’idée d’un abandon complet de l’État face aux gangs.

Le Premier ministre Alexis Didier Fils-Aimé, principal décideur politique dans ce chaos, semble évoluer dans une autre réalité. Alors que les policiers tombent, que les blindés flambent et que les citoyens fuient les balles, aucun plan national de sécurité n’a été présenté, aucun audit des dépenses sécuritaires n’a été publié. Sous son administration, les fonds de l’État sont décaissés sans traçabilité, les opérations sont annoncées mais jamais vérifiées, et les résultats sont invisibles. Le chef du gouvernement garde le silence, comme s’il n’était ni concerné ni responsable.

Dans un pays rongé par l’impunité et la manipulation, les décisions du Premier ministre laissent planer un doute légitime : les « opérations anti-gangs » ne servent-elles qu’à justifier des dépenses massives et douteuses, pendant que les vrais criminels consolident leur pouvoir ? Chaque million détourné, chaque vie de policier perdue, chaque blindé détruit est une preuve accablante de l’échec d’Alexis Didier Fils-Aimé à assumer ses responsabilités. Le peuple, lui, paie le prix du mensonge et de la lâcheté d’un pouvoir qui préfère l’apparence à l’action.

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