Haïti : Washington propose une nouvelle force internationale de répression anti-gang pour remplacer la MMSS dirigée par le Kenya
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Les États-Unis souhaitent remplacer la mission multinationale dirigée par le Kenya en Haïti par une « Force de répression anti-gang », plus offensive et mieux équipée. Cette nouvelle force pourrait compter jusqu’à 5 500 militaires et 50 civils, financés par des contributions volontaires via l’ONU. Un Bureau d’appui spécial et un Groupe permanent de partenaires, incluant le Canada et le Kenya, superviseraient l’opération.
La mission actuelle, déployée en juin 2024, n’a jamais atteint son objectif de 2 500 hommes, totalisant seulement 1 000 agents, dont 700 policiers kenyans. Malgré leur présence et celle d’autres pays comme la Jamaïque et le Salvador, les violences des gangs n’ont pas diminué. Deux policiers kenyans ont déjà été tués, révélant les limites de cette force.
La nouvelle mission, prévue pour 12 mois, serait autorisée à mener seule des opérations anti-gangs basées sur le renseignement, tout en coopérant avec la Police nationale d’Haïti. Toutefois, ni la force policière haïtienne ni l’armée ne sont mentionnées dans le projet de résolution. Malgré une désignation récente des gangs comme groupes terroristes par Washington, ce terme n’est pas repris dans le texte, reflétant une stratégie diplomatique nuancée.
Gerlanda F.