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CPT : Smith Augustin dit désormais non au départ du Premier ministre, par crainte de sanctions l’empêchant de rejoindre sa famille aux États-Unis

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Le revirement de Smith Augustin n’a rien d’un acte de responsabilité institutionnelle. Il est dicté par une seule réalité : la peur de sanctions internationales susceptibles de compromettre sa liberté de mouvement, notamment son accès au territoire américain.

Smith Augustin faisait partie des cinq conseillers-présidents, Louis Gérald Gilles, Fritz Alphonse Jean, Edgard Leblanc Fils, Smith Augustin et Leslie Voltaire, qui ont signé une pétition visant la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette initiative constituait une tentative politique frontale de déstabilisation de l’Exécutif.

Cette pétition n’a jamais été publiée dans Le Moniteur. En l’absence de publication officielle, elle est juridiquement nulle, sans existence légale et sans effet institutionnel. L’opération a donc échoué sur le plan politique comme sur le plan juridique.

Face à cette manœuvre, la communauté internationale a tranché. Les États-Unis, le Canada et l’Union européenne ont apporté leur soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, rejetant toute tentative de changement précipité susceptible d’aggraver l’instabilité politique.

C’est dans ce contexte précis que Smith Augustin change de discours. Il invoque désormais le dialogue et la stabilité, non par conviction, mais parce qu’il redoute des sanctions personnelles. Il met en avant son jeune âge, son avenir politique et surtout la possibilité de ne plus pouvoir rejoindre sa famille installée aux États-Unis. Ce calcul est clair : préserver sa mobilité internationale et son avenir personnel.

Ce repositionnement intervient alors que Smith Augustin est inculpé pour corruption dans le dossier de la Banque Nationale de Crédit (BNC), l’une des affaires les plus emblématiques de prédation des ressources publiques. Aucun jugement définitif n’est encore intervenu, mais l’inculpation demeure et pèse lourdement.

Le refus actuel de Smith Augustin de soutenir le départ du Premier ministre ne constitue donc ni un acte de sagesse ni un choix patriotique. Il s’agit d’une manœuvre de protection personnelle, dictée par la pression internationale et la crainte de sanctions ciblées.

Les faits sont clairs : ceux qui tentaient hier de renverser le gouvernement au mépris des règles institutionnelles se présentent désormais comme des défenseurs de la stabilité, uniquement parce que leur avenir personnel est désormais menacé. Pendant ce temps, le pays continue de payer le prix de ces calculs politiques, entre insécurité, impunité.

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