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Le SEDEH dénonce corruption et mauvais traitements contre 469 employés électoraux

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Le Syndicat des Employés Déconcentrés Électoraux d’Haïti (SEDEH) a tiré la sonnette d’alarme dans une note pour la presse publiée le 27 janvier 2026 à Delmas. L’organisation syndicale dénonce ce qu’elle qualifie de « move jesyon, koripsyon ak maltretans » dont seraient victimes 469 membres des Bureaux électoraux départementaux (BED) et communaux (BEK). Le SEDEH pointe directement l’ancien directeur exécutif Max Dlice ainsi que le nouveau Conseil électoral provisoire (KEP), accusés d’avoir aggravé la précarité des employés du système électoral.

Selon le syndicat, le nouveau KEP, censé apporter un changement positif, aurait au contraire « akselere grangou ak mize anplwaye yo » en détournant des fonds destinés au paiement des salaires. Dans un ton de colère et de lassitude, le SEDEH lance un cri de protestation : « Nou fout bouke ! Se twòp ato ! Nou refize chwazi gang, nou refize kite peyi a, men nou pap aksepte pou dwa nou pilonnen ankò. » Les employés réclament le respect de leurs droits fondamentaux et dénoncent une situation devenue insoutenable.

Le syndicat interpelle directement plusieurs institutions de contrôle et de défense des droits. À l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), il demande : « Eske manm BEK ak BED yo pa moun ? Eske nou pa pitit Desalin tou ki gen dwa pou nou manje ak viv tankou moun ? » À l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), il lance : « Kote nou ye devan kriz koripsyon sa a k ap dechepiye enstitisyon elektoral la ? » tandis que la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) est appelée à expliquer les démarches entreprises pour forcer le KEP à payer les salaires dus.

Le SEDEH affirme que le KEP doit plus de 45 mois de salaires aux employés, mais n’en aurait débloqué que 19, dont seulement 13 seraient effectivement parvenus aux travailleurs. « Kote 6 mwa yo pase ? Poukisa yo fè KPT a ak Gouvènman Fils-Aimé a kwè nou touche 19 mwa ? », s’interroge le syndicat, qui dénonce également des prélèvements de plus de 22 % sur les salaires versés, qualifiés de « vòlò klè ».

Par ailleurs, le SEDEH évoque des pratiques de contrats fictifs et de détournements présumés. Il cite le cas de chauffeurs contraints de signer des contrats de 150 000 gourdes pour ne percevoir que 50 000, le reste étant détourné. Le syndicat dénonce aussi l’existence de « swadizan misyonè » payés 5 000 gourdes par jour pour des tâches que les employés réguliers pourraient accomplir, alors que les membres des BED et BEK manquent de moyens de fonctionnement.

En conclusion, le SEDEH appelle l’ULCC à « louvri je l epi mennen bon jan ankèt » sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la réparation de véhicules et la disparition de plus de 100 millions de gourdes correspondant à six mois de salaires. Il interpelle également le PNUD et les partenaires internationaux, affirmant : « Si pat gen sitire, pa t ap gen vòlò. Nou pap fè bak. Batay la fèk kòmanse pou diyite tout travayè nan sistèm elektoral la. Yon jou la jou ! »

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