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Vatican : le Saint-Siège refuse de rejoindre le « Board of Peace » proposé par Donald Trump

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Le Saint-Siège a officiellement décliné l’invitation de l’administration américaine à intégrer le « Board of Peace », une structure diplomatique parallèle proposée par le président Donald Trump pour encadrer la gestion de l’après-guerre à Gaza. L’annonce a été faite par la Secrétairerie d’État du Vatican, le 17 février 2026, mettant ainsi un terme aux spéculations sur une éventuelle participation du Saint-Siège à cette initiative controversée.

Photo collage du pape aux côtés du président Donald Trump.

Selon les autorités vaticanes, cette décision repose avant tout sur des principes institutionnels et diplomatiques. Le Saint-Siège estime que la résolution des conflits armés et la gestion des processus de paix doivent s’inscrire dans des cadres multilatéraux reconnus, respectant le droit international et la légitimité collective des États. À ce titre, le Vatican juge inapproprié de s’engager dans une structure parallèle portée par une seule administration.

La Secrétairerie d’État du Saint-Siège a souligné que le rôle du Vatican, en tant qu’acteur moral et diplomatique singulier, ne saurait être confondu avec celui d’un organe politique décisionnel. Elle rappelle que sa mission prioritaire demeure la promotion du dialogue, de la paix et de l’assistance humanitaire, sans alignement sur des mécanismes susceptibles de fragiliser l’équilibre diplomatique international.

Dans ce contexte, le Vatican a réaffirmé son attachement au rôle central des Nations unies dans la gestion des crises internationales. Pour le Saint-Siège, l’ONU demeure le cadre légitime pour coordonner les efforts diplomatiques, humanitaires et politiques liés aux conflits majeurs, y compris celui de Gaza, afin de garantir une approche inclusive et respectueuse du droit international.

Le refus du Vatican s’inscrit par ailleurs dans une dynamique plus large de réticence observée au sein de la communauté internationale. Plusieurs États et acteurs diplomatiques auraient exprimé des réserves similaires quant au « Board of Peace », perçu par certains comme une initiative unilatérale risquant de concurrencer les mécanismes multilatéraux existants.

En prenant cette position, le Saint-Siège envoie un signal clair : la paix durable ne peut être construite en marge des institutions internationales reconnues. Fidèle à sa ligne diplomatique, le Vatican entend continuer à plaider pour des solutions concertées, fondées sur le dialogue, la légalité internationale et la coopération multilatérale, plutôt que sur des structures parallèles à la légitimité contestée.

Gerlanda Filéus

Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, un média d’investigation indépendant. Journaliste d’enquête, il est spécialisé dans la dénonciation de la corruption, la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et les violations de l’intérêt public. Ses travaux portent sur des enjeux nationaux et internationaux, avec une approche rigoureuse, critique et documentée.

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