Le retour oublié des Grenadiers : Pythagore Dumas et Monique André éclaboussés par un échec qui fait honte
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Port-au-Prince, le 1er juillet 2026 – L’arrivée au pays de deux Grenadiers ayant défendu les couleurs d’Haïti à la Coupe du monde 2026 aurait dû être un moment de fierté nationale. Au lieu de cela, elle met en lumière les failles persistantes de l’organisation des institutions sportives haïtiennes.
Dans une note officielle publiée ce mercredi, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) reconnaît avoir appris par les réseaux sociaux le retour de Danley Jean-Jacques et Pierre Olivier Woondensky, rentrés au pays la veille, le 30 juin. Une révélation qui soulève de nombreuses interrogations sur la communication entre les autorités sportives et les représentants de la sélection nationale.
Le ministère explique que ni lui ni la Fédération haïtienne de football (FHF) n’avaient été informés de ce déplacement, ce qui aurait empêché l’organisation d’un accueil officiel à l’aéroport. Un argument qui peine à convaincre plusieurs observateurs.

Comment deux internationaux haïtiens, revenus d’une compétition mondiale où ils ont représenté le pays, peuvent-ils atterrir sans qu’aucune institution chargée du sport n’en soit officiellement informée ? Cette situation met en évidence un manque de coordination qui dépasse le simple incident protocolaire.
Les performances des Grenadiers au Mondial avaient suscité un élan de fierté au sein de la population. Beaucoup estiment que ces joueurs méritaient un accueil digne de leur engagement, à la hauteur des émotions qu’ils ont procurées au pays durant la compétition.
Face aux critiques, le MJSAC assure que le gouvernement prévoit désormais une réception officielle pour honorer l’ensemble de la sélection. Cette initiative intervient toutefois après le retour discret de deux joueurs, laissant l’impression que les autorités réagissent davantage sous la pression de l’opinion publique qu’à la suite d’une planification rigoureuse.
Au-delà de cet épisode, l’affaire relance le débat sur la gouvernance du sport haïtien. Entre communication défaillante, absence de coordination et gestion improvisée, plusieurs voix réclament une meilleure organisation afin que les représentants d’Haïti sur la scène internationale bénéficient enfin de la reconnaissance institutionnelle qu’ils méritent.
Par SANON MARC-ANTOINE
Journaliste, et amoureux de la sagesse selon sa plume.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
