Marc-Elie Nelson et Nicole Kouassi échangent sur le renforcement de la coopération entre le gouvernement haïtien et l’ONU
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Selon des informations publiées par Germán Reyes pour le journal dominicain Fotuto .net , le Service jésuite aux migrants – Haïti (SJM-Haïti) a exprimé sa profonde indignation face aux mauvais traitements infligés aux migrants haïtiens en République dominicaine. Dans une déclaration intitulée « La dignité humaine ne connaît pas de frontières », l’organisation religieuse condamne des pratiques qu’elle juge incompatibles avec le respect des droits fondamentaux.
Au cœur de cette dénonciation figure une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, montrant un ressortissant haïtien menotté et transporté à moto par des agents de la Direction générale des migrations (DGM) lors d’une opération menée à San Juan de la Maguana. Pour le SJM-Haïti, ces images ont profondément choqué l’opinion publique et suscité de vives inquiétudes quant au respect de la dignité humaine.

Les Jésuites reconnaissent que chaque État a le droit de contrôler ses frontières et de mettre en œuvre sa politique migratoire. Toutefois, ils rappellent que ce droit doit toujours s’exercer dans le respect des principes de dignité, de proportionnalité, de non-discrimination et d’humanité, conformément aux engagements internationaux en matière de droits humains.
Le SJM-Haïti insiste sur le fait qu’aucun migrant ne perd ses droits fondamentaux en raison de sa nationalité ou de son statut migratoire. Qu’elle soit en situation régulière ou irrégulière, chaque personne demeure titulaire de droits inaliénables garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme et d’autres instruments internationaux.
S’appuyant sur les valeurs de l’Évangile et sur les appels répétés du pape François en faveur de l’accueil et de la protection des migrants, l’organisation rappelle que derrière chaque migrant se trouvent une histoire, une famille et une dignité qui doivent être respectées en toutes circonstances.
Les responsables religieux mettent également en garde contre la banalisation de la souffrance humaine. Selon eux, accepter ou ignorer des traitements dégradants revient à normaliser la déshumanisation. « Le silence face à la déshumanisation est une forme de complicité », soulignent-ils.
Le Service Jésuite aux Migrants – Haïti affirme qu’il poursuivra son plaidoyer pour la défense des droits des migrants haïtiens et rappelle que la dignité humaine ne connaît ni frontières, ni nationalité, ni statut migratoire.
Par Sanon Marc-Antoine
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
