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Thélyson Orélien rejette les accusations liées à l’IA et reconnaît les erreurs de sa jeunesse

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Ce mardi 13 octobre 2026, l’écrivain Thélyson Orélien est sorti de son silence pour défendre son roman « C’était ça ou mourir » , accusé d’avoir été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle. Il affirme qu’aucune phrase du livre n’a été créée par une machine, tout en reconnaissant les erreurs commises au début de sa carrière littéraire.

Dans une déclaration publique, l’auteur explique avoir commencé l’écriture de ce roman à l’automne 2017, alors qu’il vivait à Laval, au Québec. Il indique avoir achevé une première version de plus de 300 pages en 2019, avant de supprimer des scènes, de retravailler certains passages et de réorganiser le récit jusqu’à sa publication en 2026.

Portrait de l’écrivain Thélyson Orélien, qui a défendu son roman « C’était ça ou mourir » le mardi 13 octobre 2026, rejetant les accusations liées à l’intelligence artificielle tout en reconnaissant les erreurs de sa jeunesse.

Thélyson Orélien soutient que l’histoire de Jonas Dorléon puise dans son expérience personnelle, notamment la migration, l’exil, le rapport à Haïti et la vie au Québec. Il reconnaît avoir utilisé certains outils pour effectuer des recherches , notamment sur des expressions étrangères , mais nie leur avoir confié la rédaction du livre.

L’écrivain revient également sur des accusations concernant d’anciens textes. Évoquant ses débuts, après son départ d’Haïti à la suite du séisme de 2010, il admet avoir commis des erreurs et s’être inspiré d’auteurs qu’il admirait. Il cite notamment René Depestre, Édouard Glissant, Aimé Césaire et Jacques Stephen Alexis. Il reconnaît que l’admiration pour un écrivain ne justifie pas l’appropriation de ses textes et présente des excuses sans réserve.

Tout en reconnaissant le droit des journalistes d’enquêter et celui des lecteurs de critiquer ses écrits, Orélien dénonce les menaces, le harcèlement raciste et ce qu’il considère comme un lynchage médiatique depuis le début de la controverse, le 21 septembre.

L’auteur demande désormais que « C’était ça ou mourir » soit évalué pour son contenu et sa qualité littéraire. Il refuse de nier les erreurs de son passé, mais insiste sur le fait que son roman, commencé en 2017, est le fruit de son propre travail et de sa propre expérience, ainsi que de celles d’autres migrants ayant affronté les blessures de l’exil.

Par Sanon Marc-Antoine

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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