Monténégro : la corruption dans la santé, un obstacle aux droits humains
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La corruption dans le secteur de la santé au Monténégro constitue une menace grave pour les droits humains et l’égalité sociale, a déclaré le président Jakov Milatovic lors d’un forum à Podgorica, dimanche 24 novembre. Organisé par BIRN Monténégro et Civic Alliance, l’événement a mis en lumière les pratiques courantes telles que les pots-de-vin pour des soins rapides ou les irrégularités dans les marchés publics de médicaments et d’équipements médicaux. Milatovic a qualifié cette situation de « maladie du système » nécessitant des sanctions sévères.
Selon un rapport de la Commission européenne, la corruption est un défi majeur pour le système de santé monténégrin. Près de 60 % des citoyens perçoivent la corruption comme omniprésente dans ce secteur, et la majorité estime inefficaces les mesures anti-corruption actuelles. Ces perceptions reflètent une décennie d’insatisfaction publique face à l’absence de progrès significatifs dans la lutte contre ce fléau.
Malgré l’existence de lois contre les pots-de-vin, aucun verdict judiciaire n’a été rendu pour sanctionner ces pratiques, a déploré Milatovic. Le directeur exécutif de BIRN Monténégro, Vuk Maras, a souligné le manque de transparence des marchés publics comme un problème clé. Aucun cas de corruption dans le secteur de la santé n’a été résolu à ce jour, soulignant l’urgence de réformes structurelles.
Gerlanda Filéus
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
