Afrique du Sud : le ministre de la Police suspendu, Senzo Mchunu, pour corruption présumée par le président Cyril Ramaphosa
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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a suspendu, le 13 juillet 2025, le ministre de la Police, Senzo Mchunu, suite à de graves allégations de corruption. Le commissaire provincial du KwaZulu-Natal, Nhlanhla Mkhwanazi, l’accuse d’avoir reçu des paiements illégaux et d’avoir démantelé une unité enquêtant sur des meurtres à caractère politique. Face à ces accusations, Ramaphosa a ordonné la création d’une commission judiciaire chargée d’enquêter sur le rôle de hauts fonctionnaires dans ces affaires.
Cette suspension intervient dans un contexte de méfiance généralisée envers les institutions, dans un pays miné depuis des années par la corruption au sommet de l’État. Bien que Mchunu nie les faits, de nombreux partis d’opposition dénoncent la réaction « timide » du président, qui aurait dû limoger le ministre au lieu de le placer simplement en congé. L’opinion publique s’interroge sur l’efficacité réelle des enquêtes, tant les précédents scandales sont restés sans suite.
La commission d’enquête, dont les conclusions sont attendues d’ici six mois, devra déterminer si Mchunu et d’autres hauts cadres ont protégé ou tiré profit de réseaux criminels. Pendant ce temps, Firoz Cachalia a été nommé ministre de la Police par intérim. L’Afrique du Sud, classée 82e dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, fait une fois de plus face à un test crucial de transparence et de justice.
Gerlanda F