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Cap-Haïtien – Incendie criminel au marché Cluny : la main de Moïse Jean-Charles derrière une stratégie de déstabilisation du Grand Nord ?

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Moïse Jean-Charles est sur le point de perdre son influence tentaculaire sur des institutions clés de l’État, notamment le ministère de l’Agriculture, la Douane du Cap-Haïtien et plusieurs leviers administratifs stratégiques dans le Nord et le reste du pays. Selon des sources proches de son entourage, ainsi que plusieurs déclarations disponibles sur les réseaux sociaux, l’ancien sénateur a ouvertement menacé de renverser le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé si son emprise sur ces structures n’est pas maintenue après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), où il est représenté par Emmanuel Vertilaire.

Plus grave encore, ces mêmes sources révèlent qu’il envisagerait de saboter les efforts minimums de sécurité dans le Grand Nord afin de créer un climat de chaos et d’instabilité politique, une pratique couramment utilisée par des acteurs politiques cherchant à s’imposer par la force et la peur.

C’est dans ce contexte explosif qu’un incendie ravageur a éclaté hier soir au marché Cluny, en plein centre-ville du Cap-Haïtien, vers 22 h 30, provoquant d’importantes pertes de marchandises et plongeant des centaines de familles dans le désespoir.

Selon une source bien informée, la présidente de la commission municipale, Angeline Bell, s’était rendue sur les lieux dans la journée, quelques heures seulement avant le sinistre — un détail troublant qui soulève de lourdes interrogations.

La question mérite d’être posée sans détour : l’incendie du marché Cluny est-il un acte criminel orchestré dans le cadre d’une stratégie de pression politique menée par Moïse Jean-Charles et ses réseaux ?

L’histoire récente d’Haïti impose la vigilance. Avant la déstabilisation programmée de Port-au-Prince, le centre-ville avait connu exactement le même scénario : sabotages ciblés, incendies de marchés publics, paralysie des activités économiques, insécurité provoquée pour justifier le chaos politique.

Face à la gravité des faits, une enquête sérieuse, indépendante et immédiate s’impose. Toute tentative d’étouffement ou de banalisation de cet incendie constituerait une complicité dans une entreprise de déstabilisation nationale.

Le Nord ne doit pas devenir le prochain laboratoire du chaos politique. Les autorités ont le devoir d’agir, maintenant.

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