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CNE : Alfred Fils Métellus force les employés à signer un faux document après 14 mois d’arriérés de salaires

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Un nouveau scandale secoue le ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Des employés du Centre national des équipements (CNE) dénoncent ouvertement Alfred Métellus, haut cadre du ministère, qu’ils accusent de les contraindre à signer des documents les forçant à renoncer à leurs droits avant de recevoir un chèque pourtant dû depuis des mois. Une manœuvre décrite comme du « chantage administratif » par des sources internes, a-t-on appris ce samedi 15 novembre 2025.

C’est la capture d’écran du document que le ministre Alfred Fils Metellus oblige les anciens employés du CNE à signer. Ce document les force à reconnaître avoir reçu un paiement final et à renoncer définitivement à tous leurs droits, avantages et recours contre l’État.

Selon les employés concernés, l’État leur doit quatorze mois de salaire, une dette accumulée au fil des crises financières et structurelles du CNE. Au lieu de procéder à un paiement normal, Alfred Métellus leur aurait exigé la signature d’un formulaire de « décharge définitive » rédigé dans des conditions douteuses : fautes multiples, mentions incomplètes, incohérences juridiques et absence de références légales. Ce document, révélé cette semaine, atteste que l’employé « n’a plus aucune réclamation » envers l’État et que le MEF « n’a aucune créance » contre lui — une clause particulièrement suspecte dans un contexte où les salaires ne sont pas payés.

Face à cette pression jugée illégale et humiliante, plusieurs employés affirment avoir déjà contacté un cabinet d’avocats afin d’engager des poursuites contre le MEF et ses responsables. Ils dénoncent une tentative d’effacer rétroactivement leurs droits, notamment ceux relatifs aux arriérés de salaire, aux primes et aux indemnités statutaires. « On veut nous forcer à signer un papier qui nous dépouille de tout, juste pour toucher ce qui nous revient déjà. C’est inadmissible », proteste l’un d’eux sous couvert d’anonymat.

Ce dossier, qui s’ajoute à une longue série de controverses sur la gestion des fonds publics, met une fois de plus en lumière la fragilité administrative de l’État haïtien. Si les faits se confirment, il s’agirait d’une violation grave du droit du travail, d’un abus de pouvoir manifeste et d’un détournement des procédures internes de gestion financière. Les employés du CNE promettent d’aller jusqu’au bout : « Nous allons saisir la justice. Même si l’État ne nous respecte pas, nous n’abandonnerons pas nos droits. »

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