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Corruption scolaire : Alix Didier Fils-Aimé et Alfred Fils Metellus accusés de crime contre l’avenir des enfants par le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption

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Dans une note publiée le 13 septembre 2025, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) tire la sonnette d’alarme sur une affaire de corruption d’une gravité extrême impliquant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son entourage rapproché. L’organisation affirme que ce dernier met sous son contrôle direct toutes les institutions chargées des programmes de kits scolaires. Les entités visées comprennent notamment le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), le Fonds national de l’éducation (FNE) et le Programme national de cantines scolaires (PNCS).

Selon les informations obtenues par le RHAJAC, le ministre des Finances, Alfred Fils Metellus, a été sommé de bloquer tout financement “tant que ce pillage organisé n’est pas garanti”. En d’autres termes, l’octroi des fonds publics est désormais subordonné à des arrangements politiques internes, loin de toute logique de transparence. “L’objectif de cette opération politique n’est pas de renforcer l’éducation”, déclare la note, “mais de transformer les fonds destinés aux enfants et aux familles déjà frappées par la misère en butin électoral et financier.”

L’organisation ne mâche pas ses mots : elle parle de “pratiques mafieuses” et d’un “détournement honteux des ressources publiques”. Pour Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC, il s’agit d’un “crime contre l’avenir des enfants”. Il souligne que cette instrumentalisation de l’école haïtienne participe au maintien d’un “système d’impunité qui étrangle la population et prive la jeunesse de son droit fondamental à l’éducation”.

Face à cette dérive, le RHAJAC appelle à une mobilisation collective. “Nous appelons la société civile, les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves et la communauté internationale à prendre acte de cette dérive et à se mobiliser pour empêcher que l’éducation en Haïti ne soit prise en otage par des réseaux corrompus”, martèle le communiqué. L’organisation conclut sur un appel fort et sans équivoque : “Brisons le silence, combattons la corruption !”

Ce signal d’alerte relance le débat sur la gestion opaque des ressources publiques en Haïti, particulièrement dans un secteur aussi vital que l’éducation, où chaque détournement constitue un pas de plus vers l’effondrement social.

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