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Crise haïtienne : une force internationale de sécurité attendue dès avril sous l’égide de l’ONU

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Face à l’aggravation continue de la crise sécuritaire en Haïti, l’Organisation des Nations unies a décidé d’engager une nouvelle phase de soutien international. À partir du mois d’avril 2026, une force internationale de sécurité doit être déployée dans le pays afin d’appuyer les autorités nationales dans leurs efforts pour rétablir l’ordre public et freiner l’expansion des groupes armés.

Selon les projections onusiennes, près de 5 000 militaires devraient être progressivement mobilisés d’ici l’été. Cette présence internationale aura pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles locales, de protéger des sites jugés stratégiques et de contribuer à la stabilisation de zones fortement touchées par l’insécurité, dans un contexte institutionnel particulièrement fragile.

L’annonce a été faite par Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Haïti. Celui-ci a insisté sur la nécessité de créer un environnement propice à la relance du processus démocratique, estimant que le retour à la stabilité passe impérativement par l’organisation d’élections crédibles et inclusives.

Dans le même temps, l’ONU a adressé un avertissement clair au Conseil présidentiel de transition (CPT), miné par des divisions internes. L’institution internationale appelle les responsables de la transition à assumer pleinement leurs responsabilités et à respecter le cadre politique établi. « Le calendrier électoral doit être respecté », a martelé Carlos Ruiz Massieu, rappelant que le premier tour est prévu pour la fin août et le second pour le début du mois de décembre.

Alors que la population haïtienne continue de subir les effets conjugués de l’insécurité, de la crise humanitaire et de l’impasse politique, cette initiative internationale est accueillie avec prudence. Si certains y voient une opportunité majeure pour sortir de l’impasse actuelle, d’autres s’interrogent sur l’impact réel de cette force et sur la volonté des acteurs nationaux à transformer cet appui en un levier durable de stabilité et de gouvernance démocratique.

Gerlanda F.

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