Dossier bateau Joël Khawly : un navire soupçonné de trafic illicite aurait été autorisé à débarquer sous les yeux de la BLTS
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Le bateau appartenant à Joël Khawly, soupçonné d’activités illicites, n’a pas encore débarqué, mais aurait reçu l’autorisation de débarquer, après plusieurs jours d’alerte, en présence d’agents de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS), selon des informations recueillies par notre rédaction.
D’après des sources concordantes proches des autorités du département du Sud-Est, le navire aurait désactivé à plusieurs reprises son système de suivi maritime, disparaissant temporairement des radars lors de ses déplacements à travers différents pays, notamment la République dominicaine, avant de se diriger vers Haïti.
Ce système de contrôle maritime est généralement mis en œuvre de manière coordonnée entre différentes entités de surveillance (DEA, Interpol, etc.), par satellite, opérant à l’échelle internationale.
Ce procédé, fréquemment observé dans des circuits maritimes à caractère illicite, rend toute localisation du navire particulièrement difficile, y compris par satellite. Selon nos sources, le bateau ferait l’objet d’alertes répétées depuis plusieurs mois pour des activités jugées suspectes sur divers axes maritimes.
Toujours selon les informations disponibles, ce mode opératoire, consistant à interrompre volontairement la géolocalisation avant de la réactiver ultérieurement, est régulièrement signalé dans des dossiers de trafic maritime, sans que cela ne constitue, à ce stade, une preuve formelle de culpabilité.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
