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Épidémie silencieuse : 4 100 nouvelles infections au VIH enregistrées chaque année en République dominicaine

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La République dominicaine continue de faire face à une épidémie de VIH qui touche particulièrement les populations les plus vulnérables, selon les dernières données relayées par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Malgré des avancées notables dans le dépistage, d’importantes lacunes subsistent dans l’accès continu aux soins et dans le suivi des traitements antirétroviraux.

L’épidémie de VIH en République dominicaine persiste, avec des lacunes dans le traitement et un impact élevé sur les populations vulnérables.

Les estimations les plus récentes indiquent qu’environ 79 000 personnes vivent avec le VIH dans le pays. Parmi elles, près de 4 % seraient des enfants de moins de 14 ans, ce qui souligne les défis persistants en matière de prévention de la transmission et de prise en charge pédiatrique. Chaque année, environ 4 100 nouvelles infections sont recensées, tandis que près de 1 500 décès sont associés au sida.

L’OPS souligne toutefois un point positif : près de 95 % des personnes concernées connaissent leur statut sérologique, preuve de l’efficacité relative des campagnes de dépistage. Le principal défi demeure cependant la continuité du traitement. Une proportion significative de patients diagnostiqués ne parvient pas à suivre durablement une thérapie antirétrovirale, ce qui limite la suppression virale et favorise la transmission du virus.

L’impact du VIH est particulièrement marqué chez certains groupes : hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, femmes trans, travailleuses du sexe, migrants et personnes privées de liberté. Dans ces milieux, la stigmatisation, la discrimination et le manque de services de santé adaptés compliquent l’accès aux soins et l’adhésion au traitement.

Parallèlement, les autorités sanitaires dominicaines doivent aussi gérer d’autres maladies transmissibles. Si la tuberculose montre une tendance à la baisse, la syphilis congénitale reste préoccupante. Les hépatites B et C, ainsi que les maladies à transmission vectorielle comme la malaria et la dengue, continuent également d’exercer une pression sur le système de santé.

L’OPS appelle à renforcer les politiques publiques, la coordination intersectorielle et les services de santé primaire afin d’assurer une couverture plus large, durable et équitable. La lutte contre la stigmatisation et l’amélioration de l’accès aux traitements sont présentées comme des leviers essentiels pour freiner durablement l’épidémie.

Jessika Casius

Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, un média d’investigation indépendant. Journaliste d’enquête, il est spécialisé dans la dénonciation de la corruption, la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et les violations de l’intérêt public. Ses travaux portent sur des enjeux nationaux et internationaux, avec une approche rigoureuse, critique et documentée.

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