États-Unis : l’administration Trump vise 100 à 200 dénaturalisations par mois dès 2026
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L’administration de Donald Trump prévoit une intensification majeure des procédures de dénaturalisation visant des citoyens américains naturalisés. Selon des informations rapportées par le New York Times, une directive interne des Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) fixe désormais comme objectif la transmission de 100 à 200 dossiers de dénaturalisation par mois au Bureau du contentieux de l’immigration, à compter de l’année fiscale 2026.
Cette orientation figure dans un guide publié mardi par l’USCIS et adressé aux bureaux locaux à travers le pays. Elle constitue une rupture nette avec les pratiques antérieures, la dénaturalisation ayant longtemps été une mesure rare et exceptionnelle aux États-Unis. Jusqu’ici, ces procédures concernaient principalement des cas de fraude avérée, de fausses déclarations lors de la demande de naturalisation ou de dissimulation de crimes graves.
Les autorités américaines justifient cette politique par la volonté de renforcer l’intégrité du système migratoire et de sanctionner les personnes ayant obtenu la citoyenneté de manière frauduleuse. Cependant, cette annonce suscite de vives inquiétudes parmi les organisations de défense des droits civiques et les juristes, qui redoutent une utilisation excessive de la dénaturalisation et un climat d’insécurité juridique pour des millions de citoyens naturalisés.
Même si cette directive ne modifie pas la loi en vigueur, chaque cas devant toujours être examiné et validé par un tribunal fédéral, elle s’inscrit dans une ligne politique plus restrictive en matière d’immigration. À l’approche de 2026, cette décision relance le débat national sur la protection des droits des citoyens naturalisés et sur l’équilibre entre sécurité, justice et respect de l’État de droit aux États-Unis.
Gerlanda F.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
