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Garcia Delva de nouveau convoqué au parquet pour escroquerie et association de malfaiteurs : la justice relance le dossier

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L’ancien sénateur et artiste haïtien Garcia Delva devra se présenter au Parquet près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince. Dans une correspondance officielle référencée No. 0522125P, le Commissaire du gouvernement, Me Fritz Patterson Dorval, « présente ses compliments et invite » l’intéressé « à se présenter au Parquet de ce ressort, le mercredi 28 janvier 2026, dès dix (10) heures du matin », dans le cadre d’une plainte pour escroquerie, abus de confiance et association de malfaiteurs, déposée par Carl Paul Barvensky.

Cette nouvelle convocation intervient après que Garcia Delva s’était déjà présenté au Parquet le mercredi 13 janvier dernier à 11 heures, accompagné de son avocat Me Caleb Jean-Baptiste, en réponse à une première invitation émise par le CG Fritz Patterson Dorval. L’ancien parlementaire avait alors répondu présent aux autorités judiciaires conformément à la procédure.

Lors de cette audience du 13 janvier, le plaignant Carl Paul Barvensky, actuellement à l’étranger, ne s’était pas présenté. Cette absence avait été constatée par le Commissaire du gouvernement et la défense de Garcia Delva. En conséquence, le chef du parquet avait refusé d’entendre l’avocat du plaignant, pourtant présent, et avait décidé de renvoyer le dossier sans fixer de nouvelle date, laissant l’affaire en suspens.

Selon Me Caleb Jean-Baptiste, l’origine du différend serait liée à un contrat artistique conclu entre son client et M. Barvensky pour l’animation d’un bal, événement qui n’aurait pu se tenir en raison de l’insécurité généralisée et des violences de gangs armés dans la zone concernée. La défense estime que le litige relève du droit civil et non du pénal, position qui serait défendue si la procédure venait à être relancée.

Cette version est cependant contestée par l’un des avocats du plaignant, Me Lacks Guivens Cadette, qui affirme que le dossier porte exclusivement sur un prêt de 20 000 dollars américains, contracté entre 2021 et 2022, assorti d’un taux d’intérêt mensuel compris entre 5 % et 8 %, et jamais remboursé. Cette divergence sur la nature des faits met en lumière la complexité de l’affaire.

À ce stade, le dossier reste en suspens, dans l’attente de la comparution effective des parties et d’une éventuelle reprise judiciaire. La convocation du 28 janvier pourrait marquer une étape décisive dans un dossier où s’opposent deux interprétations radicalement différentes des faits.

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