Haïti : le Canada injecte 60 millions de dollars dans le plan américain pour lutter contre les gangs
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Le gouvernement canadien a annoncé, ce mercredi 24 septembre 2025, un engagement financier de 60 millions de dollars pour soutenir la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haïti, à condition que la proposition américaine soit entérinée par l’ONU. Ce projet, porté par l’administration Trump, entend transformer la mission de police en une véritable force offensive capable de neutraliser les gangs qui paralysent le pays. La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a souligné que ce renforcement est essentiel pour rouvrir les écoles et combattre la crise alimentaire aggravée par l’insécurité.
Selon Ottawa, 40 millions de dollars seraient directement dirigés vers les opérations de la MMAS, tandis que 20 millions appuieraient la surveillance maritime dans les Caraïbes afin de freiner le trafic d’armes et de drogue à destination d’Haïti. Le Canada, déjà deuxième bailleur de la mission kényane avec un soutien antérieur de 80 millions de dollars, espère ainsi permettre une augmentation notable des effectifs, du financement et de l’équipement. Anita Anand a insisté sur l’importance d’une mobilisation internationale coordonnée pour garantir la paix et la sécurité régionales.
Cette décision survient alors que la force conduite par le Kenya peine à reprendre le contrôle des quartiers dominés par les coalitions criminelles Viv Ansanm et Gran Grif, déjà désignées par Washington comme organisations terroristes transnationales. Déployée depuis juin 2024, la mission n’a pas encore réussi à démanteler les réseaux qui continuent d’attaquer des commissariats et de semer la terreur dans plusieurs zones stratégiques. Les autorités canadiennes affirment que ce nouvel apport financier pourrait accélérer la riposte face à une violence devenue endémique.
Gerlanda F.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
