Haïti : près de 3000 habitants de Cabaret déplacés par la terreur des gangs
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À Cabaret, près de 3000 habitants ont été contraints d’abandonner leurs maisons à la suite d’attaques meurtrières menées par des gangs armés, selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). En seulement trois jours, ces violences terroristes, notamment le massacre de Laboderie qui a coûté la vie à plus de quarante personnes, ont semé la panique. La majorité des victimes se sont réfugiées dans des zones avoisinantes comme l’Arcahaie, elle-même menacée par les assaillants.
Face à cette situation alarmante, de nombreux déplacés internes occupent aujourd’hui des écoles et des institutions publiques transformées en centres d’hébergement provisoires. Or, à quelques semaines de la rentrée scolaire, les autorités annoncent vouloir libérer ces établissements afin de permettre la reprise des cours. Certaines familles ont reçu un maigre soutien financier jugé insuffisant pour trouver un logement décent.
La crise de l’insécurité s’aggrave dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, provoquant un déplacement massif de population. Le nombre de personnes déplacées internes se chiffre désormais par dizaines de milliers à travers le pays. L’OIM appelle les autorités à adopter rapidement des mesures concrètes pour permettre aux victimes de retrouver un minimum de stabilité.
Gerlanda F.
Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, un média d’investigation indépendant. Journaliste d’enquête, il est spécialisé dans la dénonciation de la corruption, la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et les violations de l’intérêt public. Ses travaux portent sur des enjeux nationaux et internationaux, avec une approche rigoureuse, critique et documentée.
