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Impunité d’État : des conseillers-présidents corrompus prêts à tout pour échapper à la justice, le RHAJAC exige l’interdiction de départ

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Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a publié, le 22 janvier 2026, un communiqué de presse dans lequel il lance un appel solennel à Me Patterson Dorval, commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, afin qu’il ordonne « immédiatement des interdictions de départ à l’encontre de conseillers-présidents impliqués dans des scandales financiers graves et des alliances documentées avec des groupes armés ». Selon le secrétaire général du RHAJAC, Djovany Michel, cette mesure est indispensable pour empêcher toute tentative de fuite et préserver l’action de la justice.

Dans son communiqué, le RHAJAC souligne que « au regard des indices sérieux de corruption, de blanchiment de capitaux, d’association de malfaiteurs et de soutien à des organisations criminelles, le Code d’instruction criminelle autorise des mesures conservatoires, notamment l’interdiction de départ, lorsqu’il existe un risque avéré de fuite et une menace d’entrave à l’action publique ». Pour Djovany Michel, « le principe constitutionnel de l’égalité de tous devant la loi impose une application stricte de ces mesures, sans privilège ni exception ».

À l’approche de la fin de l’Accord du 3 avril, prévue le 7 février 2026, le RHAJAC dénonce les manœuvres de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT). « À moins de vingt jours de l’expiration de l’Accord du 3 avril, le RHAJAC constate que certains acteurs du CPT cherchent, par tous les moyens, à échapper aux poursuites judiciaires, soit par l’imposition d’un complice à la Primature, soit par une fuite planifiée à l’étranger », alerte le réseau. Selon le secrétaire général du RHAJAC, cette situation confirme que « nul n’est au-dessus de la loi ».

Le RHAJAC met également en garde contre toute complaisance institutionnelle, affirmant que « toute autorisation tacite ou toute inertie institutionnelle facilitant un départ du territoire constituerait une faute grave, engageant la responsabilité personnelle des autorités compétentes ». Toujours selon Djovany Michel, l’organisation exige « l’ouverture immédiate d’enquêtes judiciaires et la saisine d’un juge d’instruction compétent », « l’interdiction de départ sans délai des personnes concernées et la conservation des preuves (documents, passeports, mouvements financiers) », ainsi qu’« un remaniement ministériel immédiat pour écarter les ministres et directeurs généraux compromis, restaurer la confiance publique, rétablir la sécurité et ouvrir la voie à des élections crédibles, mettant fin à la spirale des transitions stériles ».

En conclusion, le RHAJAC « met en demeure les autorités judiciaires d’agir dans les plus brefs délais » et prévient que « toute fuite ou obstruction sera documentée et dénoncée publiquement, sur les plans national et international ». Selon son secrétaire général, Djovany Michel, l’organisation appelle enfin « la population, la presse indépendante et les institutions républicaines à demeurer vigilantes face à toute tentative de manipulation, d’intimidation ou d’évasion judiciaire », réaffirmant son engagement « pour la vérité, la justice et la souveraineté nationale ».

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