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Intervention militaire américaine : Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores

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Les relations déjà explosives entre les États-Unis et le Venezuela ont franchi un nouveau seuil de gravité après des déclarations chocs du président américain Donald Trump et des informations faisant état de frappes américaines ayant conduit à la capture présumée du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores ce samedi 3 janvier 2026. Cette situation, encore entourée de nombreuses zones d’ombre, suscite de vives réactions internationales et relance le débat sur les motivations réelles de Washington.

Le 18 décembre 2025, Donald Trump déclarait à propos du Venezuela : « Ils ont pris nos droits sur le pétrole. Nous avions beaucoup de pétrole là-bas. Ils ont expulsé nos entreprises. Et nous voulons le récupérer. » Ces propos prennent place dans un contexte énergétique stratégique majeur. Le Venezuela détient en effet les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à 303 milliards de barils, devant l’Arabie saoudite (267 milliards) et l’Iran (208 milliards), selon les estimations 2025 de l’Oil & Gas Journal. Toutefois, à ce stade, aucune preuve publique, juridique ou documentaire n’a été présentée par l’administration américaine pour démontrer l’existence de « droits » légalement détenus par les États-Unis sur le pétrole vénézuélien, ni pour établir que des entreprises américaines auraient été illégalement spoliées en violation d’accords internationaux reconnus.

Capture d’écran d’une vidéo montrant l’une des frappes sur Caracas qui a touché le 3 janvier 2026, la zone où est enterré l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez, selon les médias locaux.

L’annonce de l’opération américaine a provoqué une vague de condamnations diplomatiques. Le Mexique, par la voix de sa présidente Claudia Sheinbaum Pardo, a fermement dénoncé l’intervention militaire, rappelant l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies, qui interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État. Le Hamas a également condamné ce qu’il qualifie « d’agression américaine » et la capture de Nicolás Maduro, dénonçant une violation grave du droit international et de la souveraineté nationale. Malgré ces réactions en cascade, aucune action concrète — résolution onusienne, médiation internationale ou sanctions coordonnées — n’a, pour l’heure, été engagée.

Sur le terrain, les conséquences humaines demeurent incertaines. Selon des responsables vénézuéliens cités par le New York Times, les frappes américaines auraient causé un nombre indéterminé de morts et de blessés, sans qu’un bilan officiel et indépendant n’ait été confirmé à ce jour. À Caracas, des manifestations de partisans de Nicolás Maduro ont été signalées, plusieurs dénonçant un « kidnapping » du chef de l’État. Aux États-Unis, CNN rapporte que la commission des forces armées du Sénat n’aurait pas été informée à l’avance de ces frappes, soulevant de sérieuses interrogations sur la chaîne de décision et le cadre légal de l’opération.

Pour justifier l’intervention, le secrétaire américain à la Justice a évoqué de nouvelles accusations contre Nicolás Maduro, parlant d’un prétendu complot lié au « narcoterrorisme ». Là encore, aucune preuve judiciaire récente et rendue publique n’est venue étayer ces accusations, au-delà de dossiers antérieurs déjà contestés par les autorités vénézuéliennes. Cette articulation entre discours sécuritaire, accusations de criminalité transnationale et enjeux pétroliers alimente les critiques sur une intervention dont les motivations apparaissent multiples et controversées.

Dans l’attente de confirmations indépendantes et de preuves tangibles, cette crise s’impose comme un mélange explosif d’intérêts géopolitiques, énergétiques et sécuritaires. Elle pose de lourdes questions sur le respect du droit international, la souveraineté des États et le risque d’un précédent aux conséquences durables pour l’équilibre régional en Amérique latine.

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