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« Lajenès Kisa W Vle » dénonce une « parodie de dialogue » et appelle à la fin du CPT le 7 février

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Le mouvement « Lajenès Kisa W Vle » (LKV) a publié une note de presse dans laquelle il critique vivement la rencontre présentée comme un dialogue national, tenue récemment à l’hôtel Montana par quatre conseillers présidentiels. L’organisation qualifie cette initiative de manœuvre politique sans portée réelle et remet en question sa légitimité. Dans son communiqué, LKV parle d’« une parodie de dialogue » et estime que « ce qui a été présenté comme un « dialogue national » n’était en réalité qu’un théâtre politique, une mise en scène maladroite où les soi-disant metteurs en scène se sont révélés sans vision, sans hauteur et sans sens de l’histoire ».

Capture d’écran de la note de presse de Lajenès « Kisa W Vle » exposant sa position sur la transition politique.

Le mouvement réaffirme sa position exprimée depuis le 8 novembre 2025 et soutient qu’un changement de formule exécutive doit intervenir à partir du 7 février 2026. Il déclare : « un exécutif monocéphale doit prendre la tête de la transition à compter du 7 février 2026, conformément à l’article 28.1 du décret portant création et fonctionnement du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ». LKV ajoute qu’« il n’y aura aucun vide institutionnel le 7 février : le Conseil des ministres assurera la continuité de l’État », avec pour mission unique « d’organiser des élections crédibles, inclusives et transparentes afin qu’un président élu prenne les rênes du pays le 7 février 2027 ».

Dans sa proposition, l’organisation plaide pour une transition strictement encadrée dans le temps et recentrée sur des priorités limitées. Elle affirme qu’un gouvernement de transition devra être fondé sur « une feuille de route claire et strictement limitée dans le temps » avec « un mandat borné qui s’achève au plus tard le 7 février 2027 », orienté vers la sécurité, les élections, les services publics et un redressement social minimal. LKV précise : « Lajenès Kisa W Vle plaide pour un gouvernement composé de technocrates, de jeunes cadres dynamiques et compétents et de personnalités publiques crédibles », choisis pour « leur intégrité, leur expertise et leur indépendance vis-à-vis des clans politiques traditionnels ».

Le mouvement appelle également à un accord politique rapide entre acteurs nationaux. Il propose « la signature, dès le 8 février, d’un Pacte de gouvernabilité entre tous les acteurs politiques sérieux et de la société civile du pays », basé sur « la non-agression politique et la clarté totale dans la conduite de la transition ». Le texte insiste : « Haïti mérite mieux que la comédie des illusions et la diplomatie de l’hypocrisie. Nous croyons en la lucidité, en la dignité et en la promesse d’une jeunesse qui refuse d’être complice du mensonge. »

Enfin, LKV demande explicitement aux conseillers présidentiels de quitter leurs fonctions à l’échéance prévue. Le communiqué conclut : « le mouvement Lajenès Kisa W Vle demande aux conseillers présidentiels, dont le mandat arrive à terme le 7 février 2026, de laisser le pouvoir sans démagogie, sans fausse mise en scène ». L’organisation appelle aussi la population à « une veillée patriotique ce vendredi à minuit, pour dire adieu au CPT, structure défaillante qui aura symbolisé l’échec d’une transition sans cap », affirmant que « l’avenir appartient à ceux qui osent reconstruire ».

Léandro S. Léonard

Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média d’investigation spécialisé dans la lutte contre la corruption en Haïti, l’impunité, la mauvaise gouvernance et les abus de pouvoir. Journaliste anticorruption engagé, il mène des enquêtes sur les scandales financiers et les réseaux d’influence au cœur de l’État haïtien.

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