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Naissance du Bloc Centriste d’Haïti : des partis politiques lancent une nouvelle alliance idéologique

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À l’occasion du 222ᵉ anniversaire de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2026, des représentants officiels de plusieurs partis politiques d’orientation centriste légalement reconnus ont annoncé la création d’un nouveau regroupement politique dénommé Bloc Centriste d’Haïti (BCH). Inspirés par « la sacro-sainte mémoire de nos valeureux preux qui ont paraphé l’acte de naissance de notre chère Haïti, aux Gonaïves, le 1er janvier 1804 », les initiateurs de cette démarche entendent marquer un tournant inédit dans le paysage politique haïtien.

Dans leur déclaration de principe, les signataires dressent un constat sévère de la situation nationale, évoquant « quarante (40) ans d’instabilité politico-sociale et économique » ayant conduit à « une catastrophe sans précédent ». Ils dénoncent une souveraineté confisquée et affirment que « par notre pusillanimité quasi-collective, la communauté internationale, au nom du droit d’ingérence humanitaire, se charge de la destinée de notre patrie commune ». Pour eux, le cœur du problème réside dans « le désordre idéologique qui sévit en Haïti depuis tantôt des lustres », qualifié de base de la « schizophrénie politique haïtienne ».

Face à ce diagnostic, les partis fondateurs affirment avoir décidé de créer un regroupement fondé sur « les valeurs et les principes de l’humanisme intégral, ouvert à la transcendance et attaché au principe de la fraternité et de la sororité ». Le document précise : « Cette innovation politique dénommée Bloc Centriste d’Haïti, et qui a pour sigle BCH, est un regroupement politique national sans but lucratif ». Parmi ses objectifs figurent notamment « l’affirmation de son identité politique avec une position centriste », « l’élaboration d’un projet de société », le renforcement de la solidarité politique entre partis membres, ainsi que « la promotion de la démocratie et du développement humain, politique, économique, social et culturel en Haïti ».

La déclaration insiste également sur des principes fondamentaux tels que « la reconnaissance inaliénable de la dignité de la personne humaine », le respect des droits et libertés définis par la Déclaration universelle des droits de l’homme, le rejet de toute forme d’extrémisme et la recherche constante de la paix entre les Haïtiens. « Il faut toujours rester dans le juste milieu pour que les décisions concernant la destinée de la nation soient équilibrées et rationnelles », soutiennent les signataires, qui plaident pour une véritable école de pensée politique centriste afin de combattre l’insécurité, la corruption, l’inégalité sociale et « l’hypothèque de la souveraineté nationale ».

Le Bloc Centriste d’Haïti se dit ouvert à tous les partis, organisations et associations politiques partageant les principes énoncés dans la déclaration, et envisage, à terme, la désignation de « candidats uniques issus d’élections primaires pour chaque poste électif ». Le document est signé par plusieurs responsables politiques, dont Jean Chrisnel Décime (ICAP), Moïse Louis (PANH), Jean William Guillaume (CREDDO), Viviane Gauthier (NAHES), Robert Cangar (FOCED), Osner Josep (RDR), Frantzsen Sainvil (FREM), Jean Raymond Philus (SITWAYEN) et Smith Mettelus (PRL – Bloc Centriste), qui présentent cette initiative comme « une démarche salvatrice » pour l’avenir politique d’Haïti.

Gerlanda F.

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