République dominicaine: un pays à risque pour les femmes étrangères, victimes de viols et de vols, y compris de la part des forces de l’ordre
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Une Haïtienne a été victime d’un viol collectif en République dominicaine, le 29 juillet dernier, perpétré par des membres de la Police nationale dominicaine et de la Marine. Selon Noticias SIN, l’agression s’est produite en plein cœur de Saint-Domingue Est, sur l’Avenue España. Les auteurs présumés ont été identifiés et remis aux autorités judiciaires.
Selon le témoignage de la victime, elle venait d’Espagne et se rendait en taxi depuis l’aéroport Las Américas. Elle a été interceptée par des agents en uniforme, forcée de monter dans un véhicule officiel, puis conduite dans un lieu isolé. Là, elle aurait été violée par quatre agents identifiés : Clara Rosa Yoli Gerónimo, Ronny Alberto Monzón Sánchez, Luis Ángel Taveras Herrera et Edwin Yurier Martínez Araujo.
Avant de subir ces violences, la femme aurait été dépouillée de 1 200 dollars et de 10 000 pesos dominicains. Tout au long de l’agression, elle a été menacée avec des armes à feu, empêchée de fuir ou de demander de l’aide. Ce drame soulève une fois de plus la question de la sécurité des femmes, en particulier étrangères, dans un pays où même les forces de l’ordre peuvent devenir des bourreaux.
Gerlanda F.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
