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Sandra Paulémon au MPCE : une première prise de parole qui contredit l’éloge de sa compétence

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La première prise de parole publique de Sandra Paulémon, fraîchement installée à la tête du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), a provoqué un malaise parmi plusieurs cadres et employés présents lors de la cérémonie organisée le 4 mars 2026 à Bourdon.

Dès les premières minutes de son allocution, la nouvelle ministre a semblé éprouver des difficultés à suivre le fil de son discours. Hésitations répétées, erreurs de diction et interruptions fréquentes dans la lecture de son texte ont donné à l’intervention un rythme saccadé, suscitant rapidement des réactions dans l’assistance.

Une courte vidéo capturant l’allocution hésitante de Mme Sandra Paulémon lors de son installation au MPCE le 4 mars 2026, un moment qui a surpris plusieurs cadres présent

Au fil de l’intervention, des murmures se sont fait entendre dans la salle. Plusieurs observateurs ont estimé que cette prestation contrastait fortement avec l’image de compétence et d’expertise qui avait accompagné sa nomination. Pour un ministère chargé de définir les grandes orientations de développement du pays et de coordonner la coopération internationale, certains cadres se disent surpris par cette entrée en matière jugée peu convaincante.

Dans les rangs du personnel technique du MPCE, les commentaires n’ont pas tardé à circuler. Sous couvert d’anonymat, plusieurs employés estiment qu’une fonction aussi stratégique exige non seulement une solide maîtrise des dossiers, mais aussi une capacité à communiquer clairement devant l’administration et les partenaires internationaux.

Cette première apparition officielle relance ainsi le débat sur les critères ayant guidé certaines nominations au sein du gouvernement. Avant même son installation, plusieurs journalistes proches du pouvoir avaient dressé le portrait d’une personnalité hautement compétente.

Pourtant, dans les milieux politiques et administratifs, certains observateurs la décrivent plutôt comme une novice propulsée à un poste hautement technique, où l’expérience et la crédibilité sont essentielles.

Dans un contexte où les institutions haïtiennes sont déjà fragilisées et où les attentes en matière de compétence administrative sont particulièrement élevées, cette première prestation publique risque d’alimenter davantage les interrogations sur la qualité de certaines nominations au sommet de l’État.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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