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Tous les petits commerçants qui obtiennent un prêt de 100 000 gourdes à l’ONA doivent obligatoirement verser 300 gourdes mensuelles à Olivier Barreau

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Derrière les murs de l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA), c’est Olivier Barreau, le tout-puissant PDG de AIC, qui tire désormais les ficelles à travers Ronald Bazil, le directeur général devenu son exécutant docile.

Pour qu’un petit commerçant puisse obtenir un modeste prêt de 100 000 gourdes, soit moins de 800 dollars américains, l’ONA impose désormais le paiement obligatoire d’une assurance-vie AIC de 300 gourdes par mois pendant 12 mois — soit 3 600 gourdes par emprunteur, directement au profit de Barreau et de son empire financier.

Selon le syndicaliste Dominique Saint-Éloi, environ 50 000 petits commerçants ont déjà été contraints de souscrire à cette prétendue assurance.

Le calcul est implacable : 300 x 12 x 50 000 = 180 millions de gourdes.

Une manne colossale, extorquée à des travailleurs déjà écrasés par la misère, pendant qu’une poignée d’hommes d’affaires corrompus se partagent le butin.

Ronald Bazil, le fusible consentant

Tout indique que Ronald Bazil a vendu l’ONA à Olivier Barreau, transformant cette institution publique, censée protéger les travailleurs, en machine d’enrichissement privé.
Au lieu de défendre les cotisants, il s’est érigé en complice d’un réseau d’exploitation économique qui détourne les fonds publics pour alimenter les ambitions politiques et commerciales de Barreau.

Une rébellion s’impose

Ce week-end, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation nationale contre l’AIC et contre Ronald Bazil.

Des syndicats, des associations de commerçants et des journalistes indépendants dénoncent un système de vol institutionnalisé, où chaque prêt devient un piège et chaque bénéficiaire un otage du pouvoir financier d’Olivier Barreau.

Les travailleurs haïtiens ne doivent plus se taire.

Cette semaine doit marquer le début d’une résistance citoyenne contre les profiteurs qui pillent les institutions publiques sous couvert de modernisation ou d’investissement.

L’ONA n’appartient ni à Olivier Barreau, ni à Ronald Bazil.

Elle appartient aux travailleurs, à ceux qui cotisent chaque jour pour un avenir plus digne.

Tant que ces pratiques mafieuses persisteront, Haïti restera prisonnière d’une élite qui se nourrit de la misère du peuple.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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