Turquie : conflit politique autour d’une enquête pour corruption à Istanbul
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Le ministre turc de la Justice, Yılmaz Tunç, a accusé le principal parti d’opposition, le CHP, d’inventer de fausses accusations pour discréditer les enquêtes de corruption visant la municipalité métropolitaine d’Istanbul et d’autres villes dirigées par le parti. Ces propos répondent aux déclarations du président du CHP, Özgür Özel, affirmant que l’ex-avocat de l’AKP, Mücahit Birinci, aurait exigé 2 millions de dollars d’un homme d’affaires emprisonné, Murat Kapki, en échange de sa libération. Tunç a rejeté ces allégations, qualifiant le siège du CHP de « fabrique de mensonges ».
Selon Özel, Birinci aurait visité Murat Kapki en prison le 31 juillet 2025 pour lui proposer de signer une fausse déclaration contre paiement. Birinci a nié sur les réseaux sociaux, qualifiant ces accusations de « non-sens » et avertissant que « rien ne sera plus jamais comme avant ». Le parquet général d’Istanbul a ouvert une enquête d’office sur cette rencontre présumée.
Tunç a reproché au CHP de politiser les affaires judiciaires et de ne pas avoir fourni les preuves promises au Conseil suprême des juges et procureurs. Il a réaffirmé que la Turquie reste un État de droit, déterminé à sanctionner la corruption et le terrorisme. L’enquête sur la municipalité d’Istanbul s’inscrit dans un cadre plus large visant plusieurs administrations locales du CHP, soupçonnées de corruption, de fraude aux marchés publics et de liens avec le crime organisé.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
