Visa en or pour les millionnaires, expulsions pour les migrants : la politique migratoire brutale de Trump
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Pendant que l’administration Trump multiplie les rafles, les expulsions et les violences à travers l’ICE, elle ouvre en parallèle une voie express vers la résidence et la citoyenneté aux millionnaires et célébrités.
Dernier symbole en date : Nicki Minaj, rappeuse millionnaire, s’est affichée à Washington comme la « plus grande fan » de Donald Trump, exhibant fièrement sa “gold card”, un visa de luxe réservé aux étrangers capables de payer un million de dollars pour s’acheter une place en Amérique.
La « carte dorée » de Trump, lancée en décembre, est une procédure accélérée destinée aux immigrés riches souhaitant obtenir la citoyenneté américaine.
Elle coûte 1 million de dollars plus 15 000 dollars de frais administratifs, en échange d’un droit de résidence aux États-Unis.
Le programme est critiqué car il coïncide avec un durcissement des mesures contre l’immigration illégale.
Sur scène, main dans la main avec le président, elle a soutenu des programmes gouvernementaux pendant que, dans les quartiers populaires, des familles sont séparées, des migrants pourchassés et des citoyens tués lors d’opérations migratoires.
Cette politique révèle un système brutalement inégal : Pour les riches, l’Amérique devient un produit à vendre.
Pour les pauvres, elle devient une machine à expulser.
Ironie cruelle : Nicki Minaj dénonçait autrefois ces mêmes politiques, rappelant être arrivée enfant sans statut légal et condamnant la séparation des familles migrantes. Aujourd’hui, elle incarne le privilège d’une immigration achetée, pendant que des milliers d’autres sont jetés hors du pays.
La “gold card” Trump n’est pas une réforme migratoire, c’est la marchandisation de la citoyenneté.
Elle prouve une chose : sous Trump, les droits humains s’arrêtent là où commence l’argent.