Washington vise Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils pour liens présumés avec des groupes armés en Haïti, selon une source du CPT
2 min read
Washington hausse le ton contre les responsables de la transition haïtienne impliqués dans l’insécurité. Le Département d’État américain a annoncé, le 25 janvier 2026, son intention de révoquer les visas de deux conseillers-présidents haïtiens, ainsi que ceux de leurs proches immédiats, pour collusion présumée avec des groupes armés.
L’annonce a été faite par Tommy Pigott, porte-parole adjoint du Département d’État, sur son compte X. Toutefois, aucun nom n’a été cité publiquement par les autorités américaines, laissant volontairement planer le flou sur l’identité des responsables concernés.
Une source au sein du CPT dévoile les personnes visées

Photo du conseiller-président Louis Gérald Gilles publiée sur les réseaux sociaux.
Selon une source interne au Conseil présidentiel de transition (CPT), qui s’est confiée à notre rédaction, les deux conseillers directement visés par ces mesures sont Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils.

Photo du conseiller-président Edgard Leblanc Fils publiée sur les réseaux sociaux.
D’après cette source, ces deux figures de la transition sont soupçonnées d’entretenir des liens opérationnels et politiques avec des groupes armés, compromettant gravement les efforts de sécurité et la stabilité institutionnelle du pays.
Washington utiliserait désormais l’arme des sanctions ciblées pour exercer une pression directe sur les responsables accusés d’alimenter l’insécurité.
Vertilaire et Fritz Alphonse Jean dans le collimateur diplomatique
La même source indique que Emmanuel Vertilaire figure également parmi les personnalités sous étroite surveillance américaine. Quant à Fritz Alphonse Jean, ancien membre influent du CPT, il est déjà frappé par des sanctions américaines pour des faits de collusion avec des réseaux violents.
Ces révélations confirment l’existence de connexions profondes entre une frange de la gouvernance de transition et les structures armées, dénoncées depuis des mois par plusieurs enquêtes indépendantes du réseau haïtien des journalistes anti-corruption( RHAJAC) et d’autres organisations de la société civile.
Un message de fermeté à la veille de la fin du CPT
Cette annonce survient à l’approche de la fin officielle du mandat du CPT, prévue pour le 7 février 2026, alors que la communauté internationale exige des actions concrètes contre l’insécurité et l’impunité.
À travers ces sanctions, Washington adresse un avertissement sans équivoque :
les responsables politiques soupçonnés de complicité avec les gangs ne pourront plus circuler librement ni bénéficier de protection diplomatique.
Pour de nombreux observateurs, ces mesures marquent le début d’une offensive internationale contre les réseaux politico-criminels qui minent la transition haïtienne de l’intérieur.