Satellite509

Journal libre, Indépendant et sans Subvention.

Haïti : le RHAJAC dénonce une convocation suspecte de Maître Caleb Jean-Baptiste par la DCPJ

2 min read

Dans une note de presse publiée ce lundi, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a vivement dénoncé la convocation de l’avocat Caleb Jean-Baptiste par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), prévue pour le 11 juillet 2025. Selon l’organisation, cette invitation, émise sans motif valable ni respect des procédures légales, constitue une manœuvre suspecte qui s’inscrit dans une série d’attaques visant à intimider un acteur majeur de la lutte contre la corruption en Haïti.

« La DCPJ agit en dehors du cadre légal en ignorant l’article 66 du décret du 29 mars 1979, qui stipule que tout avocat doit être invité via son Barreau d’attache », a rappelé Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC. Le réseau a également souligné que Maître Caleb Jean-Baptiste a été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat, de campagnes de diffamation et de persécutions politiques en raison de ses dénonciations. Parmi les personnalités qu’il a publiquement mises en cause figure notamment Betty Lamy, accusée d’être à la tête d’un réseau criminel dissimulé derrière un commerce d’anguilles, impliqué dans le trafic d’organes, de drogue et la contrebande.

Dans ce contexte, le RHAJAC s’interroge : pourquoi la DCPJ reste-t-elle silencieuse face aux accusations portées contre des figures influentes comme Betty Lamy, Fritz Richardson Junior, Walson Sanon, l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles ou encore Emmanuel Vertilaire, actuel responsable de la commission Justice du Conseil présidentiel ? « La police judiciaire ne peut prétendre travailler pour la justice tout en protégeant certains et en persécutant ceux qui dénoncent », a affirmé l’organisation dans sa note.

Le RHAJAC appelle ainsi à une réforme urgente et à une indépendance réelle de la justice et de la police. Pour les journalistes du réseau, il est impératif que les institutions cessent d’être instrumentalisées au profit d’intérêts mafieux et politiques. « Nous ne voulons plus d’une justice complice, ni d’une police utilisée pour museler les lanceurs d’alerte », conclut Djovany Michel.

Spread the love