Thériel Thélus alerte sur un nouveau scandale macabre : le trafic d’organes s’étend dans la capitale haïtienne
3 min read
Thériel Thélus, connu sous le nom de TT, a récemment publié une vidéo dénonçant la disparition de plusieurs jeunes hommes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Parmi les cas les plus marquants figure celui de Jean Bertrand Sénatus, un jeune homme qui, accompagné d’un autre garçon, s’était rendu à Delmas 33 la semaine dernière. Selon les informations relayées par TT, les deux jeunes ont été vus pour la dernière fois dans cette zone avant de disparaître sans laisser de traces. Après plusieurs jours de recherche, le père de Jean Bertrand, Ronald Sénatus, a confirmé que le cadavre de son fils avait été retrouvé à Maïs Gatté, un quartier tristement célèbre pour ces disparitions mystérieuses.
La découverte du corps de Jean Bertrand Sénatus, qui portait des signes évidents de mutilation, laisse supposer un lien avec le trafic d’organes illicite en Haïti. Selon TT, l’autopsie a révélé que plusieurs organes du jeune homme avaient été retirés, un indicateur alarmant du développement de ce marché noir en plein cœur de la capitale.
Il est à noter que Maïs Gatté, situé près du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), est devenu un lieu récurrent où les corps des victimes sont retrouvés, souvent sans vie et dans des conditions déplorables. Ce phénomène n’est pas nouveau et a été plusieurs fois dénoncé par Thériel Thélus, qui considère cette zone comme un véritable « cimetière ambulant ».
Ce qui est encore plus choquant, c’est l’implication présumée de membres des forces de l’ordre dans ces disparitions. Selon TT, ce sont des individus en uniforme de police qui auraient enlevé les deux jeunes hommes avant leur disparition. Bien que TT n’ait pas pu confirmer si ces policiers étaient effectivement des agents légitimes ou des faux policiers, cette information soulève des questions gravissimes sur la collusion entre certaines autorités et les réseaux criminels opérant dans le pays. Le silence des autorités et l’inaction face à ces dénonciations publiques ne font qu’aggraver le sentiment d’impunité qui règne dans le pays.
Le cas de Jean Bertrand Sénatus et des autres jeunes disparus met en lumière un problème récurrent en Haïti : l’absence de réactivité des autorités face à ces atrocités. La pratique du trafic d’organes, qui a même été reconnue par des conseillers présidentiels comme Leslie Voltaire et Fritz Alphonse Jean, semble se développer à un rythme alarmant. Ce phénomène, qui touche particulièrement les jeunes hommes et femmes vulnérables des quartiers populaires, mérite une attention immédiate des autorités compétentes. Il est grand temps que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour enquêter sur ces disparitions, stopper les réseaux de trafic d’organes et garantir la sécurité des citoyens haïtiens.
Le silence prolongé des autorités ne fait que renforcer la méfiance de la population et nourrit le climat d’insécurité qui plombe le pays. Djovany Michel, pionnier de ces révélations sur le trafic d’organes en Haïti, a été l’un des premiers à alerter l’opinion publique sur ce phénomène et continue de dénoncer la réalité tragique qui frappe de nombreuses familles haïtiennes, a affirmé TT.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
