Elías Piña : découverte de plusieurs corps de femmes dans la zone frontalière, inquiétude et silence
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Plusieurs médias dominicains, dont Fotuto, ont rapporté la découverte de corps de femmes dans la communauté de Macasías, province d’Elías Piña, en zone frontalière avec Haïti, entre décembre 2025 et janvier 2026. Selon ces publications, au moins cinq victimes auraient été retrouvées sans vie dans différents points de la zone, une situation qui provoque une vive inquiétude parmi les habitants et relance les craintes liées à l’insécurité transfrontalière.
Les premières informations proviennent essentiellement de témoignages de résidents recueillis par la presse locale. Des communautaires affirment que les victimes seraient des femmes de nationalité haïtienne et que les corps ont été découverts dans des zones rurales, boisées ou proches de cours d’eau. Les personnes ayant fait les découvertes auraient alerté les autorités locales, qui se seraient rendues sur place pour constater les faits.
Toujours selon ces témoignages, certains cas pourraient être liés à des réseaux de trafic de personnes opérant dans la bande frontalière dominico-haïtienne. Des passeurs auraient promis à ces femmes un passage vers le territoire dominicain avec des perspectives d’emploi, avant que leur trace ne se perde. Toutefois, à ce stade, aucun rapport d’enquête officiel ne confirme formellement ce lien, et ces éléments restent au niveau d’hypothèses avancées par des sources communautaires.
Face à la gravité des faits rapportés, l’absence de communication détaillée des autorités dominicaines et haïtiennes entretient le flou. Aucun communiqué officiel complet n’a encore précisé le nombre exact de victimes, leur identité ni les circonstances des décès. Ce silence institutionnel alimente l’angoisse des populations locales, qui demandent un renforcement de la présence sécuritaire et une enquête transparente.
Dans une zone déjà marquée par les tensions migratoires, les trafics et les passages irréguliers, cette affaire met en lumière la vulnérabilité persistante des personnes en transit. Sans clarification rapide et résultats d’enquête publics, le risque est grand de voir se multiplier rumeurs, récupérations et désinformation autour d’un dossier déjà explosif.