Enlèvement des Salvadoriens : après Bukele, le gouvernement haïtien réagit finalement
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Les autorités haïtiennes ont finalement réagi, ce mercredi 21 octobre 2026, à l’enlèvement des soldats salvadoriens survenu le dimanche 18 octobre. Dans un communiqué, le gouvernement affirme que le dossier est « une priorité absolue pour les autorités de l’État ». Cette prise de parole, trois jours après les faits, vient après celle du président salvadorien Nayib Bukele, qui a lancé un ultimatum aux gangs haïtiens.
Une réunion de haut niveau s’est tenue à la Primature, sous la coordination du Chef du Gouvernement, pour renforcer les opérations « en étroite collaboration avec la Force de répression des gangs (FRG) ». L’Exécutif se dit « pleinement mobilisé » et promet de faire prévaloir « avec la plus grande fermeté » l’autorité de l’État face aux groupes armés.

Le texte parle de soldats, quand Bukele insiste sur des techniciens aéronautiques sans mission de combat. Il ne dit rien non plus de l’état des recherches, ni des moyens employés pour obtenir la libération des quatre hommes.
Ce retard rappelle un vieux reproche. Selon des observateurs, si l’État avait réagi quand les cinq policiers haïtiens ont été tués à Village de Dieu le 12 mars 2021, les gangs n’auraient pas pris autant de confiance et ne seraient pas devenus aussi puissants aujourd’hui. Les corps des victimes n’ont jamais été récupérés.
Gladimi BRUNI
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
