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Affaire Thélyson Orélien : les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec l’écrivain

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Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien et renoncent à réimprimer son roman C’était ça ou mourir, après avoir relevé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés à sa rédaction. Dans un communiqué publié ce mercredi 21 octobre 2026, la maison d’édition québécoise affirme que ces nouveaux éléments contredisent les assurances répétées de l’écrivain, qui avait nié avoir utilisé l’IA pour créer son livre.

Le Boréal indique avoir rassemblé les différentes versions de travail du manuscrit et commandé une analyse externe approfondie afin de faire la lumière sur les accusations visant l’auteur. Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balisage associé à l’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents.
Malgré ces éléments, l’éditeur reconnaît ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure cette technologie a été utilisée dans le processus d’écriture du roman. Il estime même qu’il n’aura probablement jamais de réponse définitive à cette question.

Cette décision marque un changement de position de la maison d’édition, qui avait maintenu le livre en librairie le 14 octobre dernier, faute d’éléments suffisants pour confirmer l’utilisation de l’IA. Une semaine plus tard, les résultats de l’analyse externe l’ont conduite à rompre ses liens professionnels avec l’écrivain.
« Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnell », affirme le Boréal, qui annonce également qu’il ne publiera plus d’autres ouvrages de Thélyson Orélien.

Le communiqué des Éditions du Boréal annonçant la rupture avec Thélyson Orélien sur fond de controverse autour de l’IA.

L’éditeur explique avoir privilégié la prudence depuis le début de cette affaire, compte tenu de ses implications juridiques, éthiques, éditoriales et humaines. Il souligne toutefois que la confiance entre auteurs et éditeurs demeure au cœur de toute collaboration littéraire.

L’affaire avait éclaté en septembre dernier, lorsque des accusations d’utilisation massive de l’intelligence artificielle dans la rédaction de C’était ça ou mourir avaient été relayées sur les réseaux sociaux. La controverse s’est ensuite élargie à des soupçons de plagiat concernant d’autres textes signés par l’écrivain.

Thélyson Orélien

Le 13 octobre, Thélyson Orélien avait reconnu avoir commis des actes de plagiat dans des textes antérieurs, tout en rejetant les accusations selon lesquelles son roman aurait été écrit à l’aide de l’intelligence artificielle. Ces deux questions doivent toutefois être distinguées : les faits de plagiat reconnus dans d’autres textes ne constituent pas, à eux seuls, une preuve de plagiat dans son roman.

La décision du Boréal dépasse également le cadre de sa relation avec l’auteur. La maison d’édition précise que les droits de C’était ça ou mourir ont fait l’objet de nombreuses ententes avec des éditeurs étrangers. Elle entend donc poursuivre les échanges avec ses partenaires internationaux afin de les informer de la situation et de prendre en compte leurs préoccupations.
Au-delà de la rupture annoncée, cette affaire relance les interrogations sur la place de l’intelligence artificielle dans la création littéraire et sur les responsabilités respectives des auteurs et des maisons d’édition. Le Boréal appelle par ailleurs à la retenue, rappelant qu’au-delà du livre et de la polémique, il y a un être humain, et condamne les attaques personnelles visant l’écrivain.

Gladimi BRUNI

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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