Chine : le vice-président de la CSRC, Wang Jianjun, visé par une enquête pour corruption
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Wang Jianjun, vice-président de la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières (CSRC), fait l’objet d’une enquête pour « violations graves de la discipline du Parti et des lois nationales ». L’annonce a été faite le 1er mai 2025 par la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCDI), principal organe anti-corruption du pays. Cette procédure a semé l’émoi dans le secteur financier chinois.
Âgé de 57 ans, Wang Jianjun est un vétéran du système de régulation boursière, qu’il a intégré en 1991 avant de rejoindre le Parti communiste chinois en 1994. Il a notamment contribué au développement du marché technologique ChiNext en 2020 et a été nommé vice-président de la CSRC en 2021. Sa chute soudaine soulève de nombreuses interrogations sur l’intégrité des hauts cadres du système économique chinois.
La CCDI évoque un « examen disciplinaire et une enquête de surveillance », terminologie fréquemment utilisée pour désigner des affaires de corruption. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué à ce stade, mais cette affaire s’inscrit dans une campagne anticorruption que Pékin intensifie depuis plusieurs années. Elle rappelle que même les plus hauts responsables ne sont pas à l’abri de sanctions disciplinaires.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
