Comme cela se passe actuellement dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, nous, en Haïti, les personnes les plus vulnérables ne sont pas en sécurité face aux trafiquants d’organes
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Le trafic d’organes est systématiquement lié à des réseaux criminels internationaux, bien structurés et lourdement équipés. Ces groupes utilisent parfois des hôpitaux à des fins illégales, se déguisent en ONG et recrutent des professionnels de santé corrompus pour exploiter les victimes. Ils collaborent aussi avec des groupes terroristes pour transformer les personnes kidnappées en marchandises, notamment en période de conflits internes et d’effondrement institutionnel. Un phénomène similaire a été dénoncé par la CSI-Afrique dans la région MENA.
Il s’agit d’une violation flagrante des droits humains fondamentaux, touchant les populations les plus vulnérables : déplacés internes, enfants, personnes appauvries…
Deux des conseillers-présidents, Leslie Voltaire et Fritz Alphonse Jean, ont reconnu publiquement l’existence de ce trafic en Haïti. Pourtant, aucune enquête officielle n’a jamais été lancée. Pourquoi ce silence ?
Aujourd’hui, Moïse Jean-Charles, Betty Lamy et Walson — tous accusés de collusion avec des réseaux criminels basés en République dominicaine et en Chine — orchestrent une campagne de désinformation. Ils mobilisent des médecins et journalistes malhonnêtes pour nier l’existence du trafic d’organes sur les ondes, tout en évitant d’exiger des autorités qu’elles fassent la lumière.
Le prélèvement d’organes humains représente une déviance grave de la science médicale et un symptôme d’un effondrement social et politique profond, en Haïti comme ailleurs. Ce crime ne peut rester impuni. Les droits et la sécurité de chaque être humain vivant sur le territoire haïtien doivent être protégés.
Nous réclamons justice pour les victimes. Nous exhortons les dirigeants à agir avec fermeté. Les organisations de défense des droits humains, les forces de l’ordre et les institutions publiques ne doivent ni rester silencieuses ni complices face à ce commerce abject de vies humaines.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
