Haïti : la corruption, frein majeur à la paix et à la stabilité, selon l’ONU
2 min read
En 2024, plus de 5 600 personnes ont été tuées en Haïti, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. La violence généralisée, aggravée par la corruption, rend l’accès aux soins, à la sécurité et aux services essentiels de plus en plus difficile. Les gangs armés profitent de la paralysie des institutions pour étendre leur contrôle.
La corruption mine tous les secteurs de l’État, facilitant notamment l’entrée illégale d’armes à travers des postes de douane infiltrés par des fonctionnaires corrompus. Joseph Hans Jacques Ludwig, directeur général de l’ULCC, dénonce cette situation qu’il qualifie de « désintégration ». Il rappelle que sans éducation et conditions de vie minimales, les jeunes sont facilement attirés par les gangs.
Depuis 2020, l’ULCC a transmis 50 rapports d’enquête au parquet, soit plus qu’en 17 ans. En 2023, deux clubs d’intégrité ont été créés dans des écoles pour sensibiliser la jeunesse. L’ONUDC, avec l’aide du Canada, de l’Union européenne et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, soutient activement ces efforts de formation et de réforme.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
