Haïti : l’inaction du CPT face aux multiples massacres perpétrés par les terroristes démontre quotidiennement que le CPT fait également partie de nos problèmes
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Sous le règne du Conseil présidentiel de transition (CPT), Haïti a été témoin de massacres sanglants à Pont Sondé, Petite Rivière de l’Artibonite, Cité Soleil, et même à l’hôpital général. Malgré son contrôle total sur le pouvoir exécutif, le CPT n’a pris aucune mesure pour neutraliser les bandes armées responsables de ces atrocités. L’organisme, composé de neuf membres, se concentre davantage sur des nominations et révocations fréquentes, délaissant les préoccupations sécuritaires urgentes.
Avec plus de 63 millions de gourdes alloués pour le renseignement, le CPT est accusé d’utiliser ces fonds à des fins personnelles. Chaque conseiller présidentiel aurait reçu environ 7 millions de gourdes, selon des sources. Parallèlement, le gouvernement détient une enveloppe de 180 millions de gourdes pour le renseignement au sein de la Primature et des ministères de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice.
Malgré ces ressources financières conséquentes, les autorités haïtiennes semblent incapables de détecter et de contrer les activités des criminels. Cette opacité alimente les soupçons de détournements de fonds publics. En l’absence de mesures concrètes, les populations victimes continuent de subir la terreur des gangs dans l’impunité la plus totale.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
