Le Premier ministre mongol évincé suite à des manifestations contre la corruption
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Le Premier ministre mongol, Luvsannamsrain Oyun-Erdene, a démissionné après avoir perdu un vote de confiance au Parlement, à la suite de plusieurs semaines de manifestations contre la corruption. Sa démission est intervenue après que le Parlement a exprimé un soutien insuffisant, avec seulement 44 voix en faveur de son maintien sur les 126 sièges. Les protestations ont été alimentées par la frustration croissante du public face au mode de vie luxueux de sa famille.
Oyun-Erdene, en poste depuis janvier 2021, a nié les accusations de corruption et averti que son départ pourrait entraîner une instabilité politique et un chaos économique. Malgré ses efforts pour convaincre le Parlement de le soutenir, il n’a pas réussi à atteindre le seuil requis de 64 voix. La situation a mis en lumière les préoccupations croissantes liées à la corruption profondément enracinée dans le pays, aggravées par des difficultés économiques.
Des centaines de jeunes ont manifesté devant le Parlement pour exprimer leur mécontentement face à la corruption et aux inégalités sociales. Leurs slogans reflètent une demande claire de changement dans un pays où les élites semblent tirer profit du boom minier sans en partager les bénéfices. L’évaluation de la Mongolie par Transparency International en matière de corruption s’est détériorée durant le mandat d’Oyun-Erdene, soulignant l’urgence de réformes.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
