Miragoâne : Fedner Lumène arrêté pour le meurtre présumé de sa compagne, Pharana
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L’affaire Pharana Ruth-Love de suscite une vive émotion dans la commune de Miragoâne. Fedner Lumène a été arrêté par les autorités policières le dimanche 1er novembre 2026, après avoir reconnu son implication présumée dans la mort de sa compagne, Pharana Ruth-Love Edmël. Le drame s’est produit le samedi 31 octobre, vers 10 heures du matin, dans la localité de Bezen, sur la route de Petite-Rivière. Les premiers éléments de l’enquête orientent les soupçons vers un acte qui aurait été motivé par la jalousie et des accusations d’infidélité.
Selon les informations disponibles, le suspect reprochait à sa compagne d’entretenir une relation avec un autre homme à Léogâne. Après les faits, il aurait déclaré avoir abandonné le corps de la victime en mer. Interpellé, il a été placé sous la responsabilité de la Section départementale de la police judiciaire (SDPJ) des Nippes, en attendant les suites judiciaires.

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, Fedner Lumène est revenu sur les circonstances du drame lors de son interrogatoire. Il a notamment expliqué qu’il vivait en concubinage avec la victime depuis neuf ans et que celle-ci lui aurait avoué avoir eu une relation sexuelle avec un autre homme dans un hôtel à Léogâne.
« Li di m, li kouche ak yon lòt nèg nan yon otèl nan vil Léogâne, men mwen te gentan konnen li gen yon lòt nèg », a-t-il déclaré, selon les propos entendus dans la vidéo.
Vidéo de Fedner Lumène qui revient sur les circonstances de la mort de sa compagne lors de son interrogatoire par la police.
Le suspect a également affirmé que sa compagne attendait un enfant d’un autre homme. Ces déclarations constituent sa version des faits et ne permettent pas, à elles seules, d’établir les circonstances du drame. Elles ne sauraient en aucun cas justifier les violences présumées commises contre la victime.
Par ailleurs, l’exploitation du téléphone portable du suspect aurait permis aux enquêteurs de retrouver des échanges contenant des menaces à l’encontre de Pharana Ruth-Love Edmël. Parmi les messages évoqués par un agent de la SDPJ figure notamment cette phrase : « M ap touye w ak pwòp men m ». Ces éléments pourraient contribuer à éclairer les tensions qui auraient précédé le drame.

Une autre vidéo diffusée sur les réseaux sociaux soulève toutefois de nouvelles interrogations sur le déroulement des faits. Alors que le suspect aurait initialement affirmé avoir jeté le corps de sa compagne à la mer, des informations accompagnant ces images évoquent une possible décapitation de la victime, suivie de l’inhumation de son corps.
Les images qui circulent montreraient un corps ressemblant à celui de Pharana Ruth-Love Edmël. Toutefois, leur authenticité, l’identité de la personne représentée et les circonstances exactes de sa mort restent à établir. Il revient aux autorités compétentes de vérifier ces éléments dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Le suspect aurait, de son côté, exprimé des regrets après la mort de sa compagne. Il reste à la disposition des autorités judiciaires pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
Cette affaire remet en lumière la gravité des violences faites aux femmes et les conséquences parfois meurtrières des violences conjugales. Elle rappelle également la nécessité de prévenir les menaces et les actes de violence au sein des relations de couple.
Par Junior PIERRE
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
