Nouveau revers pour Trump, la justice maintient provisoirement le TPS des Haïtiens
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MIAMI, FL - MAY 13: People protest the possibility that the Trump administration may overturn the Temporary Protected Status for Haitians in front of the U.S. Citizenship and Immigration Services office on May 13, 2017 in Miami, Florida. 50,000 Haitians have been eligible for TPS and now the Trump administration has until May 23 to make a decision on extending TPS for Haitians or allowing it to expire on July 22 which would mean possibly deportation for the current TPS holders. (Photo by Joe Raedle/Getty Images)
À un jour de la date à laquelle l’administration Trump souhaitait mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) des ressortissants haïtiens, la justice américaine lui a infligé un nouveau revers.
La Cour d’appel du district de Columbia a rejeté la demande du gouvernement américain, qui cherchait à faire lever l’injonction prononcée le 2 février 2026 par la juge fédérale Ana C. Reyes. Cette décision empêchait jusqu’à présent l’administration de mettre un terme au TPS des Haïtiens.
Pour convaincre la Cour d’appel, le gouvernement devait démontrer qu’il existait des arguments juridiques solides justifiant une levée immédiate de cette protection. Les juges ont toutefois estimé que ces arguments n’étaient pas suffisants et ont refusé d’accéder à la requête.
Cette décision signifie que l’administration Trump ne pourra pas mettre fin au TPS des Haïtiens le 24 juillet 2026, comme elle le souhaitait. Le programme reste donc protégé au moins jusqu’au 27 juillet 2026, date à laquelle le dossier quittera officiellement la Cour suprême pour être renvoyé devant une juridiction inférieure, conformément à la procédure en cours.
Pour les dizaines de milliers d’Haïtiens vivant sous le régime du TPS aux États-Unis, il s’agit d’un soulagement, mais de très courte durée. Ce sursis ne représente que trois jours supplémentaires, sans apporter de réponse définitive sur leur avenir.
L’incertitude demeure également autour des autorisations de travail (EAD), dont l’expiration était prévue le 24 juillet, selon les dernières indications communiquées par le Département de la Sécurité intérieure (DHS) dans le système E-Verify. Les bénéficiaires, leurs employeurs, ainsi que les organisations de défense des migrants attendent désormais une annonce officielle qui pourrait prolonger la validité de ces documents et éviter que des milliers de travailleurs haïtiens ne se retrouvent soudainement sans protection légale.
Cette nouvelle décision judiciaire illustre une fois de plus que la bataille autour du TPS est loin d’être terminée. Le sort de milliers de familles haïtiennes dépend désormais des prochaines étapes de la procédure et des décisions que prendront les tribunaux américains dans les jours à venir.
Par Sanon Marc-Antoine
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
