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République dominicaine : 20 ans de prison requis contre Adán Cáceres, général de division, et ses coaccusés pour corruption

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À Saint-Domingue, le ministère Public a présenté ses conclusions dans le procès emblématique du réseau présumé de corruption administrative connu sous le nom de dossier « Coral ». Selon l’accusation, cette structure aurait détourné plus de 4,5 milliards de pesos au détriment de l’État dominicain. Le parquet a requis des peines maximales pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison contre les principaux responsables, marquant une étape décisive dans cette vaste affaire judiciaire.

Une photo d’Adán Cáceres Silvestre, le principal accusé dans l’affaire de corruption dénommée Coral.

Parmi les accusés visés par les réquisitions les plus lourdes figurent le major général Adán Cáceres Silvestre, ancien chef de la sécurité présidentielle, Juan Carlos Torres Robiou, ex-directeur du Corps spécialisé de sécurité touristique (CESTUR), ainsi que Rafael Núñez de Aza et Rafael Camilo de los Santos Viola. Le ministère public demande également le paiement de 400 salaires minimums à titre d’amende. Lors de l’audience, la directrice de la Procuraduría especializada de persecución de la corrupción administrativa (PEPCA), Mirna Ortiz, a sollicité leur condamnation pour de multiples chefs, dont coalition de fonctionnaires, prévarication, détournement de fonds publics et blanchiment d’avoirs.

Au-delà des peines privatives de liberté, le parquet a requis la saisie massive de centaines de biens meubles et immeubles. Sont notamment concernés des propriétés de luxe, des véhicules et des actifs financiers, que l’accusation souhaite voir confisqués au profit de l’État dominicain, sur la base d’un volumineux ensemble de preuves matérielles présentées au tribunal.

Dans ce dossier, un traitement particulier est demandé pour le major de l’armée Raúl Alejandro Girón Jiménez, présenté comme le principal collaborateur de la justice. En raison de sa « coopération effective » et des informations jugées déterminantes qu’il aurait fournies, le ministère public sollicite à son encontre une peine réduite de cinq ans de prison assortie d’une amende de 200 salaires minimums.

Agissant en tant que partie civile, l’État dominicain a, de son côté, réclamé la condamnation solidaire des accusés au paiement de plus de 20,9 milliards de pesos en réparation des préjudices subis, ainsi que le règlement des frais de justice. Le tribunal a renvoyé l’audience au mardi 10 février 2026, date à laquelle les avocats de la défense entameront leurs plaidoiries finales dans une affaire suivie de près par l’opinion publique dominicaine.

Gerlanda F.

Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média d’investigation spécialisé dans la lutte contre la corruption en Haïti, l’impunité, la mauvaise gouvernance et les abus de pouvoir. Journaliste anticorruption engagé, il mène des enquêtes sur les scandales financiers et les réseaux d’influence au cœur de l’État haïtien.

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