Haïti : plus de 16 000 morts et 500 000 armes illégales font craindre l’effondrement du pays, selon l’ONU
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Plus de 16 000 personnes ont été tuées en Haïti, entre janvier 2022 et juillet 2025, alerte le haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dans un rapport publié le 2 octobre 2025. Selon Volker Türk, près de 500 000 armes illégales circulent dans le pays et permettent aux gangs d’imposer leur loi. « Le pays risque l’effondrement si rien n’est fait », avertit le haut-commissaire.
Les Nations Unies dénoncent une corruption et une contrebande généralisées qui facilitent l’entrée massive d’armes dans le territoire. Cette réalité dramatique se conjugue à une crise alimentaire croissante, plongeant des milliers de familles dans une insécurité extrême. L’organisation appelle la communauté internationale et les autorités locales à agir d’urgence.
Pourtant, dans ce contexte alarmant, les autorités intérimaires ont désigné à la tête de l’Administration générale des Douanes un directeur général déjà inculpé pour trafic d’armes, blanchiment, financement du terrorisme et fraude fiscale. En parallèle, plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et des ministres sont épinglés pour corruption par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Ces faits renforcent la défiance et aggravent la fragilité institutionnelle du pays.
Gerlanda F.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
