Un projet de décret électoral mort-né : la dernière manœuvre de Fils-Aimé pour rester au pouvoir après le 7 février 2026
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Selon une source interne au Conseil présidentiel, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aurait dicté au CEP la transmission d’un pseudo calendrier électoral à l’Exécutif.
Ce document, présenté comme un “planification électorale”, propose :
1er tour : 30 août 2026
Résultats définitifs : 3 octobre 2026
2e tour : 6 décembre 2026
Résultats définitifs : 7 janvier 2027

Une photo d’une page affichant les dates des élections figurant dans le projet de décret électoral illusoire.
Après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévu le 7 février 2026, un vide que Fils-Aimé pourrait occuper seul, sous couvert de “continuité administrative”.
Un décret électoral illusoire, conçu comme écran de fumée
Pour de nombreux observateurs, le projet transmis par le CEP n’est pas un véritable outil électoral, mais une manœuvre politique maquillée pour rassurer l’international tout en permettant au Premier ministre de s’accrocher au pouvoir bien après le 7 février 2026.
Une stratégie transparente :
gagner du temps et verrouiller l’État
Le calendrier révèle une intention limpide :
●retarder toute alternance,
●conserver le contrôle sécuritaire, financier et administratif,
●maintenir un CEP instrumentalisé pour légitimer la prolongation.
Les “conditions préalables” imposées , sécurité, décret publié, moyens logistiques, sont autant de leviers sous contrôle de l’Exécutif, permettant un report permanent.
Dix ans après les dernières élections, Haïti n’obtient pas un retour à l’ordre constitutionnel, mais un calendrier mort-né, taillé sur mesure pour prolonger la présence d’Alix Didier Fils-Aimé à la Primature.
Un nouvel épisode qui confirme l’évidence :
le CEP actuel n’a ni l’indépendance ni la crédibilité nécessaires pour organiser des élections valables.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
