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Le CEP dénonce le sabotage électoral d’Alix Didier Fils-Aimé et une dérive dictatoriale

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Le Conseil électoral provisoire (CEP) dénonce directement le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé pour avoir modifié unilatéralement le projet de décret électoral de 2026 sans l’accord du Conseil. Dans une note officielle publiée le 2 juin 2026, le CEP qualifie cette démarche d’« inconstitutionnelle » et rappelle que l’élaboration du décret électoral relève exclusivement de sa compétence.

Cette dénonciation publique constitue un désaveu majeur pour le pouvoir en place et confirme les soupçons de mainmise politique sur le processus électoral.

Note officielle du CEP publiée le 2 juin 2026 dénonçant les modifications unilatérales du projet de décret électoral 2026 par la Primature d’Alix Didier Fils-Aimé. Le Conseil électoral provisoire qualifie cette démarche d’« inconstitutionnelle » et rappelle que l’élaboration du décret électoral relève exclusivement de sa compétence.

Depuis plusieurs mois, Alix Didier Fils-Aimé multiplie les accords controversés, les décisions opaques et les manœuvres politiques engageant l’avenir du pays sans véritable légitimité populaire. Aujourd’hui, le contrôle du décret électoral apparaît comme une tentative stratégique visant à verrouiller les prochaines élections afin de protéger ses intérêts politiques, ses alliés et plusieurs contrats contestés signés durant la transition.

Le pouvoir semble désormais vouloir transformer les élections en simple mécanisme de survie politique plutôt qu’en véritable exercice démocratique.

Alix Didier Fils-Aimé lors d’une réunion avec les membres du CEP, au cœur d’une nouvelle controverse autour du décret électoral 2026 dénoncé comme « inconstitutionnel » par le Conseil électoral provisoire.

Il faut rappeler qu’en vertu de l’article 149 de la Constitution, Alix Didier Fils-Aimé ne sera plus légalement Premier ministre après le 7 juin 2026. Toute tentative de maintien au pouvoir au-delà de cette date constituerait une violation directe de l’ordre constitutionnel et ferait officiellement entrer le pays dans une transition à caractère dictatorial.

Dans ce contexte extrêmement tendu, la visite du vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau ressemble davantage à une opération de communication politique négociée par le pouvoir afin de projeter l’image d’un soutien international américain. Pourtant, plusieurs partenaires étrangers, notamment l’ambassade du Canada, l’Union européenne et la CARICOM, seraient favorables au respect strict de l’article 149 et au départ d’Alix Didier Fils-Aimé le 7 juin prochain.

Pendant que le peuple haïtien s’enfonce dans l’insécurité, l’effondrement économique et la paralysie institutionnelle, le pouvoir en place semble désormais concentrer toute son énergie sur une seule priorité : conserver le contrôle de l’État coûte que coûte.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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