Bolivie : la contestation populaire s’intensifie, la pression monte contre le président Rodrigo Paz
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La crise sociale et politique continue de s’aggraver en Bolivie, où de nouvelles mobilisations ont paralysé plusieurs régions du pays ce jeudi 14 mai 2026. À La Paz et dans d’autres grandes villes, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour dénoncer la politique économique du gouvernement et réclamer la démission du président Rodrigo Paz.
Au fil des heures, le mouvement de contestation a pris de l’ampleur avec l’arrivée de nouveaux groupes sociaux, syndicats, organisations communautaires et collectifs citoyens venus renforcer les manifestations et les blocages routiers déjà en cours dans plusieurs secteurs stratégiques du pays.

Dans la capitale bolivienne, plusieurs axes ont été bloqués par des barricades improvisées, provoquant d’importantes perturbations dans les transports et les activités commerciales. Les manifestants dénoncent notamment la hausse du coût de la vie, la dégradation des conditions sociales et certaines réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement.
Parmi les principales revendications figure le rejet des politiques de privatisation engagées par les autorités, ainsi que les critiques visant la qualité du carburant distribué dans le pays. Plusieurs organisations accusent le gouvernement d’avoir adopté des mesures favorisant des intérêts économiques au détriment des besoins de la population.
Dans les rassemblements, des slogans hostiles au pouvoir se multiplient tandis que des appels à une mobilisation nationale plus large circulent sur les réseaux sociaux et dans plusieurs organisations populaires.
Face à la montée des tensions, les autorités boliviennes ont renforcé la présence policière autour de certains bâtiments publics et des zones sensibles de La Paz afin d’éviter de nouveaux débordements.
Cette nouvelle vague de protestations intervient dans un contexte déjà marqué par des difficultés économiques persistantes, une forte polarisation politique et une méfiance croissante entre le gouvernement et une partie importante de la population.
Pour plusieurs observateurs, la situation actuelle représente l’un des plus importants défis politiques auxquels le président Rodrigo Paz est confronté depuis son arrivée au pouvoir, alors que la colère sociale semble désormais dépasser le cadre des revendications économiques pour devenir une contestation plus large de la gouvernance du pays.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
