Haïti : le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de connivence avec un oligarque haïtien sanctionné pour terrorisme
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Dans la continuité des révélations sur les liens entre l’élite haïtienne et leurs efforts de lobbying à Washington, de nouveaux détails ont émergé concernant le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé. En 2025, il a engagé Carlos Trujillo, ancien conseiller de Donald Trump, comme lobbyiste pour représenter les intérêts du gouvernement haïtien aux États-Unis.
Or, Carlos Trujillo représentait simultanément le GB Group, un conglomérat appartenant à l’homme d’affaires influent Reuven Bigio, l’une des figures majeures du secteur privé haïtien et déjà sanctionné pour ses liens avec le financement du terrorisme. Ainsi, pendant les six premiers mois de 2025, le Premier ministre haïtien et Reuven Bigio partageaient le même lobbyiste à Washington. Ce chevauchement soulève des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts entre pouvoir politique et capital privé.
Ces nouvelles informations viennent renforcer les inquiétudes sur l’imbrication entre intérêts publics et privés dans la gestion des relations internationales d’Haïti. Elles pourraient aussi alimenter les critiques sur l’influence des grandes fortunes haïtiennes dans les décisions stratégiques du pays. L’affaire mérite une attention particulière dans un contexte de crise politique et économique persistante.
Gerlanda F.
Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média d’investigation spécialisé dans la lutte contre la corruption en Haïti, l’impunité, la mauvaise gouvernance et les abus de pouvoir. Journaliste anticorruption engagé, il mène des enquêtes sur les scandales financiers et les réseaux d’influence au cœur de l’État haïtien.
