Haïti : L’ONU alerte sur la participation croissante des enfants dans les gangs
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Entre 30 % et 50 % des membres des gangs en Haïti sont des enfants, selon l’ONU. Geeta Narayan, représentante de l’UNICEF en Haïti, qualifie cette situation de « très préoccupante ». Cette tendance résulte de l’aggravation de la pauvreté et de l’instabilité politique, alors que les gangs contrôlent 85 % de Port-au-Prince et cherchent à étendre leur domination.
Les jeunes garçons sont souvent recrutés comme informateurs car ils sont perçus comme moins menaçants. Certains reçoivent des armes et sont forcés de participer à des attaques violentes. Les filles, pour leur part, subissent des abus, servant à la fois de domestiques et de soi-disant « épouses » pour les membres des gangs.
Cette exploitation d’enfants par les groupes criminels reflète l’ampleur de la crise sociale et sécuritaire qui frappe Haïti. Les violences gangrènent même les communautés autrefois pacifiques de la capitale. L’UNICEF appelle à des actions urgentes pour protéger les enfants et rétablir la sécurité.
Gerlanda Filéus
Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, un média d’investigation indépendant. Journaliste d’enquête, il est spécialisé dans la dénonciation de la corruption, la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et les violations de l’intérêt public. Ses travaux portent sur des enjeux nationaux et internationaux, avec une approche rigoureuse, critique et documentée.
