Haïti : l’ONU clarifie sa position sur la lettre de Wilson Joseph alias « Lanmò San Jou » et le déploiement de militaires salvadoriens
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L’Organisation des Nations Unies (ONU) a tenu à clarifier sa position concernant une lettre écrite par Wilson Joseph, chef terroriste du groupe armé « 400 Mawozo », adressée au Secrétaire général de l’organisation. Elle a également apporté des précisions sur le déploiement de militaires salvadoriens en Haïti, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité et les inquiétudes liées aux opérations de sécurité.


Lettre de Wilson Joseph, chef terroriste du groupe armé « 400 Mawozo »
Répondant aux questions de la presse sur la situation haïtienne, le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, a confirmé que l’organisation avait bien reçu une correspondance portant la signature de Wilson Joseph. Il a toutefois insisté sur le fait que la réception de ce document ne saurait être interprétée comme une reconnaissance de son auteur, une approbation de son contenu ou une quelconque prise de position de l’institution internationale.
Par ailleurs, le porte-parole a rappelé que les Nations Unies restent particulièrement préoccupées par les conséquences de la crise sécuritaire sur la population haïtienne. Selon lui, les communautés continuent de subir directement les violences et leurs multiples répercussions. Dans ce contexte, l’organisation appelle au respect du droit international, à la protection des civils et à la recherche de solutions pacifiques pour sortir le pays de cette crise.

Abordant la question de la présence militaire étrangère, Stéphane Dujarric a également confirmé que l’ONU avait pris connaissance des informations faisant état du déploiement de militaires salvadoriens supplémentaires sur le territoire haïtien. Il a cependant précisé que la grande majorité de ces soldats n’opèrent pas dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG). De ce fait, ils ne relèvent pas directement du mandat ni des mécanismes de suivi et de rapportage du Bureau d’appui des Nations Unies.
Ce dernier est notamment chargé d’apporter un soutien logistique et opérationnel aux membres de la FRG, tout en veillant au respect de la politique de diligence voulue en matière de droits humains, conformément aux responsabilités qui lui sont confiées.

Face à ces différents enjeux, l’ONU rappelle que toutes les opérations de sécurité menées en Haïti, qu’elles soient conduites par la FRG, les autorités nationales ou leurs partenaires, doivent respecter strictement les normes internationales en vigueur. Le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire constituent, à cet égard, des obligations incontournables.
Enfin, Stéphane Dujarric a souligné que la transparence et l’obligation de rendre des comptes sont indispensables pour préserver la confiance de la communauté internationale et garantir la protection de la population. Malgré la complexité de la situation, les Nations Unies réaffirment leur engagement à accompagner les efforts visant au rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Haïti, dans le cadre d’une réponse internationale coordonnée.
Écrit par Junior PIERRE
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
